La capitale du Togo se transformera en épicentre du ciel continental du 15 au 19 juin 2026, à l’occasion de la Convention et Exposition africaine du transport aérien. Ce rendez-vous stratégique, dont les grandes lignes ont été tracées par la Commission africaine de l’aviation civile (CAFAC), entend redéfinir les perspectives du secteur sur l’ensemble du continent.
Placée sous le haut patronage de Faure Essozimna Gnassingbé, président de la République togolaise, et organisée en synergie avec la Commission de l’Union africaine, cette rencontre vise un objectif clair : accélérer le déploiement du Marché unique du transport aérien africain (SAATM). Il s’agit de bâtir une intégration plus forte pour répondre aux défis de mobilité et de croissance en Afrique.
Un rassemblement de haut niveau pour le secteur aérien
L’événement devrait mobiliser plus de 500 acteurs clés à Lomé. Le spectre des participants est large, incluant des représentants gouvernementaux, des régulateurs, des dirigeants de compagnies aériennes, des gestionnaires d’aéroports, ainsi que des investisseurs et des partenaires au développement.
Plusieurs personnalités influentes ont déjà confirmé leur présence, notamment Lerato Dorothy Mataboge, commissaire aux Infrastructures et à l’Énergie de l’Union africaine, Wamkele Mene, secrétaire général de la ZLECAf, et Nardos Bekele-Thomas, à la tête de l’Agence de développement de l’Union africaine-NEPAD. Des experts de l’OACI, de l’IATA et d’ACI Africa viendront compléter ce panel d’experts pour nourrir les réflexions.
Cinq piliers pour l’avenir de la connectivité
Le programme de ces assises s’articulera autour de cinq thématiques majeures réparties sur autant de journées :
- L’unification du marché aérien continental.
- L’expansion du fret et l’optimisation des corridors aériens.
- La modernisation des infrastructures et les stratégies d’investissement.
- Le virage technologique et l’innovation numérique.
- Le renforcement des alliances et des partenariats techniques.
Au-delà de la connectivité, les débats aborderont la réduction des tarifs aériens, le financement durable des équipements et la transition vers des carburants moins polluants, en accord avec les ambitions de l’Agenda 2063.
Des résultats tangibles attendus à Lomé
Cette convention ne se limitera pas aux discussions théoriques. Elle devrait aboutir à des actes concrets, tels que l’adoption de la Déclaration ministérielle de Lomé et l’inauguration de la Plateforme africaine de développement des routes aériennes (ARDP). Ces outils visent à instaurer une coopération plus étroite pour rendre le transport aérien en Afrique plus compétitif et totalement intégré.

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