
Au terme d’une séance plénière cruciale, dédiée à la validation de six propositions de résolution pour la mise en place de commissions d’enquête, Ousmane Sonko a livré des détails sur les échanges avec le ministre de la Justice et garde des Sceaux.
Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, réclame des éclaircissements sur l’étendue des procédures judiciaires évoquées par le ministre de la Justice. Ces procédures concernent des opérations de lotissement qui font l’objet de propositions de création de commissions d’enquête parlementaires. Sans preuves que ces actions judiciaires couvrent l’intégralité des faits incriminés, l’institution parlementaire est déterminée à poursuivre ses propres investigations.
À l’issue de la plénière de jeudi, où six propositions de résolution pour des commissions d’enquête ont été ratifiées, Ousmane Sonko a révélé avoir reçu deux réponses du ministre de la Justice. Il a souligné que « si nous n’obtenons pas de précisions supplémentaires sur une procédure judiciaire relative à ces faits, l’Assemblée nationale se verra contrainte de poursuivre son travail dans le cadre des commissions d’enquête parlementaires ».
Le président de l’Assemblée nationale a précisé que la première réponse ministérielle faisait état d’une instruction judiciaire concernant des opérations de lotissement situées aux abords de l’aéroport, notamment au niveau du hangar des pèlerins. Jugeant ces informations insuffisantes, il a affirmé avoir sollicité des détails additionnels. « Je le lui ai demandé dans la lettre que je lui ai écrite », a-t-il expliqué. Une seconde missive aurait ensuite confirmé une enquête menée par la Section de recherches de la Gendarmerie nationale, diligentée par le procureur financier, et dont le rapport serait déjà finalisé.
Cependant, pour Ousmane Sonko, cette procédure judiciaire ne semble pas englober toutes les opérations de lotissement ciblées par la proposition de résolution, en particulier celles concernant la zone du littoral. Or, l’existence d’une procédure judiciaire portant sur des faits identiques fait obstacle à la création ou à la continuation des travaux d’une commission d’enquête parlementaire. L’enjeu est donc désormais de définir avec exactitude le périmètre de l’action judiciaire en cours. « Si nous n’avons pas de plus amples précisions », l’Assemblée nationale continuera son travail, a prévenu Ousmane Sonko. Ainsi, la commission d’enquête pourrait mener ses investigations sur les opérations qui ne seraient pas couvertes par la procédure judiciaire.

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