4 juin 2026

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Lutte contre le terrorisme au Mali : des primes millionnaires pour la capture des chefs rebelles et djihadistes

Une offensive judiciaire et financière contre les leaders insurgés au Mali

Dans un contexte de tension sécuritaire extrême, les autorités de transition au Mali ont décidé de frapper fort en mettant à prix la tête des principaux dirigeants des groupes armés opérant sur le territoire. Cette mesure vise particulièrement les figures de proue du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) et de la rébellion du Front de libération de l’Azawad (FLA).

Au sommet de cette liste figure Iyad Ag Ghaly. Ancien diplomate devenu leader djihadiste, il est aujourd’hui considéré comme l’individu le plus recherché de toute la région du Sahel. Déjà sous le coup de sanctions internationales de l’ONU et classé comme terroriste par les États-Unis, il fait également l’objet d’un mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre.

Des attaques d’une violence inédite

Cette décision de la junte intervient après une série d’offensives coordonnées les 25 et 26 avril derniers. Ces assauts, menés conjointement par le JNIM et les rebelles à dominante touareg du FLA, ont ciblé des points névralgiques du pouvoir à Bamako et dans plusieurs provinces. Le bilan est lourd, marqué notamment par la disparition tragique du ministre de la Défense, Sadio Camara, âgé de 47 ans, qui a succombé lors d’un attentat-suicide.

Face à cette escalade, le ministère de la Sécurité et de la Protection civile a diffusé un communiqué officiel. L’État malien promet des récompenses financières conséquentes à quiconque fournira des renseignements permettant l’arrestation ou la neutralisation de six hauts responsables. Parmi eux, Amadou Kouffa, autre pilier du JNIM, dont la capture est estimée à 2,2 millions d’euros, ainsi que les chefs du FLA, Alghabass Ag Intalla et Bilal Ag Cherif.

Une traque pour la sécurité nationale

Les autorités précisent que ces individus sont activement recherchés pour leur rôle présumé dans la conception et l’exécution d’actes terroristes ayant gravement porté atteinte à l’intégrité physique des citoyens et à la sécurité des biens. Le Mali s’enfonce ainsi un peu plus dans une lutte acharnée contre l’instabilité qui ronge le pays depuis 2012, une crise alimentée par les actions du JNIM, de l’État islamique (EI) et de diverses milices criminelles.