4 juin 2026

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Le Mali met à prix la tête des principaux dirigeants du JNIM et du FLA

Une vaste opération de recherche lancée contre les leaders insurgés

Dans un tournant décisif pour la sécurité nationale, les autorités maliennes ont officiellement annoncé la mise à prix de la tête de plusieurs figures de proue de l’insurrection. Au sommet de cette liste figure Iyad Ag Ghaly, l’actuel dirigeant du JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans). Ancien diplomate et ex-rebelle touareg, cet homme est devenu la cible prioritaire dans le Sahel. Déjà sous le coup de sanctions internationales de l’ONU et classé terroriste par les États-Unis, il fait également l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour des accusations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

Une réponse aux attaques meurtrières d’avril

Cette décision intervient alors que le Mali traverse une phase sécuritaire particulièrement instable. Les 25 et 26 avril derniers, une série d’offensives coordonnées a frappé le pays. Ces assauts, menés conjointement par les djihadistes du JNIM et les combattants du Front de libération de l’Azawad (FLA), ont visé des points névralgiques du pouvoir. Ces événements tragiques ont notamment causé la perte du ministre malien de la Défense, Sadio Camara, figure centrale de l’administration actuelle, qui a péri lors d’un attentat-suicide.

Des récompenses financières pour la neutralisation des cibles

Le gouvernement a diffusé un communiqué officiel précisant que des primes importantes sont désormais offertes pour toute information permettant la capture ou la neutralisation de six autres responsables. Parmi eux, Amadou Kouffa, un autre cadre influent du JNIM, dont la capture est estimée à 2,2 millions d’euros. Les dirigeants du FLA, Alghabass Ag Intalla et Bilal Ag Cherif, sont également visés par ces mesures.

Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile sollicite la collaboration citoyenne pour obtenir des renseignements fiables et exploitables. Ces individus sont accusés d’avoir orchestré et exécuté des actes terroristes ayant gravement compromis la sécurité des populations et des infrastructures nationales. Depuis 2012, le Mali s’efforce de sortir d’une spirale de violence alimentée par le JNIM, l’organisation État islamique et divers groupes criminels locaux.