Le président Wadagni lance un chantier historique pour une justice moderne au Bénin
Au cœur du Palais de la Marina, un événement d’envergure a marqué un tournant décisif pour l’avenir juridique du Bénin. Mardi 28 juillet 2026, le Président Romuald Wadagni a officiellement installé les membres du Comité permanent de la Commission nationale de réforme du droit. Cette initiative stratégique s’inscrit dans une volonté affichée de moderniser l’arsenal législatif pour en faire un levier puissant de progrès socio-économique et d’attractivité internationale.
La cérémonie, présidée dans la salle des Ambassadeurs du Palais de la Marina, a réuni les plus hautes autorités de l’État : la Vice-présidente de la République, les présidents des principales institutions ainsi que le Ministre de la Justice et de la Législation. Autour du Chef de l’État, ces acteurs clés ont symbolisé l’engagement collectif envers une gouvernance juridique renouvelée, adaptée aux défis contemporains et tournée vers l’avenir.
Un organe stratégique né d’une vision ambitieuse
Cette installation concrétise un processus engagé depuis plusieurs mois. Dès le 15 octobre 2025, la création de la Commission nationale de réforme du droit avait été validée en Conseil des ministres, s’inscrivant dans la continuité des réformes structurelles menées par le Gouvernement. Pour piloter cette institution d’importance, un Comité permanent qualifié a été nommé le 1er juillet 2026. Il est composé de trois figures majeures : Monsieur Noël Gbaguidi en tant que Président, Monsieur Djidjouè Gboyou comme Vice-président, et Monsieur Igor Guedegbe assurant le rôle de Rapporteur.
Les missions attribuées à ce comité sont vastes et multidimensionnelles. Il devra assurer une veille législative constante, réaliser des études prospectives et appliquées, accompagner les institutions publiques dans la rédaction de textes juridiques exigeants, et faciliter la transposition ainsi que la mise en œuvre du droit communautaire régional.
Dépoussiérer le droit pour booster le développement
Dans son discours inaugural, le Président Romuald Wadagni a détaillé la feuille de route de ce comité. Priorité absolue : établir un diagnostic sans concession du droit béninois actuel afin d’identifier et d’abroger les dispositions obsolètes qui freinent le dynamisme national. Le Chef de l’État a insisté sur la nécessité de combler les lacunes juridiques liées aux enjeux émergents et d’éliminer les contradictions internes qui sapent la justice.
Selon sa vision, la clarté, la cohérence et l’accessibilité des textes législatifs constituent les fondements d’une sécurité juridique indispensable à la crédibilité de l’État et à la confiance des citoyens.
Le droit, un accélérateur de croissance et d’innovation
L’innovation majeure de cette réforme réside dans la relecture stratégique du rôle de la norme. Le Président Wadagni a clairement indiqué que le droit ne devait plus être perçu uniquement comme un outil de maintien de l’ordre, mais comme un véritable moteur de développement.
Il a appelé le comité à adopter une démarche prospective pour anticiper les mutations majeures : transition écologique, modernisation agricole, gestion de l’urbanisation accélérée ou encore encadrement des nouvelles technologies. L’objectif ? Doter le Bénin d’une réglementation avant-gardiste capable de stimuler l’attractivité économique, protéger les ressources et les populations vulnérables, et simplifier les démarches administratives.
Cette approche novatrice promet des bénéfices tangibles : réduction des coûts de transaction pour les investisseurs, protection renforcée de l’environnement et des droits sociaux, et amélioration de l’efficience des services publics grâce à des textes modernisés.
Une réforme inclusive pour une légitimité renforcée
Le Président a souligné l’importance d’une méthodologie participative pour garantir le succès de cette réforme. Le Comité est invité à associer un large éventail d’acteurs : universitaires, magistrats, avocats, ordres professionnels, société civile et experts sectoriels. Ce dialogue élargi est essentiel pour légitimer les futures normes et en assurer l’efficacité pratique.
Pour accompagner cette ambition, le Gouvernement s’est engagé à fournir tous les moyens logistiques, techniques et financiers nécessaires à la bonne réalisation de cette mission.
Vers une nouvelle ère juridique au Bénin
En installant officiellement les membres du Comité permanent, le Président Romuald Wadagni leur a lancé un appel à produire des réformes ambitieuses, rigoureuses et consensuelles. Avec le lancement de cette Commission nationale de réforme du droit, le Bénin se dote d’un outil d’ingénierie juridique moderne.
Si les travaux à venir tiennent leurs promesses, le cadre juridique béninois pourrait bien passer d’une posture défensive à un statut de levier majeur pour la transformation économique et sociale du pays.

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