Un pas décisif pour la lutte contre les flux financiers illicites
Le ministre ivoirien de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a lancé ce mercredi 12 août 2026 à Cocody les nouveaux locaux du Centre d’Information du GIABA à Abidjan. Cette inauguration marque un tournant dans l’engagement de la Côte d’Ivoire et de la CEDEAO pour contrer la criminalité financière transnationale.
Entièrement financée par l’État ivoirien dans le cadre de l’Accord de Siège, cette structure s’inscrit dans une dynamique de coopération régionale renforcée contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Une avancée saluée par les autorités comme un outil essentiel pour sécuriser l’espace économique ouest-africain.
Une histoire marquée par l’ambition collective
Créé en 2010 par la CEDEAO, le Centre d’Information du GIABA à Abidjan a été conçu pour épauler les États francophones et lusophones de la région. Son inauguration officielle en 2015, après la signature d’un accord bilatéral à Yamoussoukro, avait déjà jeté les bases d’une collaboration structurante.
Depuis lors, ce hub stratégique a multiplié les actions : sensibilisation des jeunes, formations des médias, collaborations avec les leaders religieux et les organisations de la société civile. Une mobilisation qui illustre la volonté de faire de ce centre bien plus qu’un simple bureau administratif.
Des outils innovants pour des défis toujours plus complexes
Adama Coulibaly a souligné l’urgence d’une réponse collective face à l’évolution des techniques de blanchiment. « Aucun pays ne peut agir seul contre ces réseaux », a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité de mutualiser les ressources et les expertises.
Le nouveau centre ambitionne ainsi de devenir une plateforme régionale dédiée à la formation, à la recherche et à l’échange d’informations. Avec l’ajout d’un Centre de Formation Assistée par Ordinateur, il offrira des modules sur mesure pour les autorités, les institutions financières et les acteurs judiciaires, avec délivrance de certificats pour professionnaliser le secteur.
Un héritage pour l’avenir de l’Afrique de l’Ouest
Pour Edwin W. Harris Jr., Directeur général du GIABA, ces nouveaux locaux incarnent bien plus qu’une infrastructure : « un carrefour du savoir et de l’innovation ». À quelques jours de la fin de son mandat, il a appelé à une appropriation massive de ce lieu par tous les acteurs concernés.
Les activités prévues s’adresseront aussi bien aux jeunes qu’aux professionnels, avec un accent particulier sur les étudiants et les chercheurs. L’objectif ? Cultiver une génération engagée dans la bonne gouvernance et l’intégrité économique.
Cette avancée survient à un moment charnière, alors que les flux financiers illicites menacent la stabilité des économies ouest-africaines. Le nouveau centre se positionne donc comme un rempart essentiel pour un avenir plus sûr et plus transparent.

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