La nuit aux États-Unis a réservé son lot de surprises. La Côte d’Ivoire a prouvé qu’elle n’était pas une équipe « sauvage », contrairement aux propos de Bastian Schweinsteiger, tandis que l’Équateur a retrouvé des couleurs face à l’Allemagne.
Côté ambiance, la marée orange a submergé Kansas, et la France prépare un hommage à Didier Deschamps avant d’affronter la Norvège.
Des éléphants conquérants, l’Équateur se rassure
Dans le groupe E, l’un des plus relevés, la Côte d’Ivoire a décroché la deuxième place qualificative devant l’Équateur et l’Allemagne. « On savait que c’était possible, mais aussi que ce serait compliqué. On l’a fait », a déclaré Emerse Faé, le sélectionneur, après la rencontre. « Terminer deuxième, c’est une satisfaction, une fierté, mais on voit encore plus loin. »
De son côté, l’Équateur a souffert après deux premiers matchs délicats, dont un nul surprenant contre Curaçao. « C’est mieux ainsi », a confié Gonzalo Plata, le héros du jour. « Cette expérience nous renforce, et nous aborderons le prochain tour avec une détermination décuplée. Cette équipe croit en elle. »
Emerse Faé irrité par Schweinsteiger
Après cette belle victoire, Emerse Faé a réagi aux déclarations de Bastian Schweinsteiger. Le champion du monde 2014 avait qualifié le football africain de « peu orthodoxe, un peu sauvage, pas assez tactique » avant le match Côte d’Ivoire-Allemagne (2-1).
« J’ai été déçu par l’homme en entendant ces propos. Quand on connaît le football comme lui, c’est étrange de tenir de tels discours, qu’on peut qualifier sans détour de racistes », a-t-il affirmé. « Chacun a le droit de s’exprimer, mais je ne suis pas d’accord. Je ne peux qu’accepter et continuer. Sur le terrain, on montre que le football africain est aussi technique et tactique. Je ne sais pas ce qui lui passait par la tête… Beaucoup de consultants cherchent le buzz. Maintenant qu’il est un peu dans l’ombre, il essaie de se faire remarquer… »
La fièvre orange s’empare de Kansas et de son maire
Les Pays-Bas ont assumé leur statut dans un groupe relevé. Après avoir battu la faible Tunisie, ils ont terminé premiers et envisagent la suite avec sérénité.
De quoi enflammer les rues de Kansas avant et après leur victoire. Un homme a pleinement profité de cette déferlante orange : Quinton Lucas, le maire de la ville.
Saisi par l’enthousiasme, il s’est emparé des platines de DJ pour galvaniser les supporters néerlandais. Sans mixer, il s’est déplacé de part et d’autre pour électriser la foule. Un grand moment pour un homme politique plus habitué aux discours qu’à la techno flamande.
Un transfert historique pendant le Mondial
À 23 ans, Elliot Anderson a l’embarras du choix. Manchester City était en pole position pour recruter le milieu des Three Lions.
Les Citizens auraient trouvé un accord avec Nottingham Forest pour la somme de 150 millions d’euros ! Un record en Premier League, battant le précédent détenu par Liverpool pour Alexander Isak. L’international anglais, titulaire lors des deux premiers matchs de la Coupe du monde, doit désormais s’entendre avec les Mancuniens, une simple formalité.
Les Sud-Américains dominent les Européens
Quatre matchs, quatre victoires. Depuis le début du Mondial, les Sud-Américains surclassent les équipes européennes.
Le Paraguay a battu la Turquie (1-0), l’Argentine a facilement vaincu l’Autriche (2-0), le Brésil a étrillé l’Écosse (3-0) et l’Équateur a arraché une victoire héroïque face à l’Allemagne (2-1) synonyme de qualification.
Deux équipes peuvent encore sauver l’honneur européen : l’Espagne affronte l’Uruguay cette nuit, tandis que le Portugal défie la Colombie dans la nuit de samedi à dimanche.
Rendre Deschamps « fier »
À la veille du troisième match du groupe I face à la Norvège, Aurélien Tchouaméni a exprimé le soutien des Bleus à Didier Deschamps, rentré en France pour les obsèques de sa mère.
« D’abord, au nom de toute l’équipe, nous présentons nos condoléances au coach et à sa famille. La situation est anormale. Il nous a confié une mission : le rendre fier », a déclaré le joueur du Real Madrid.
« Nous pensions que la Belgique serait déjà qualifiée »
Mais avant cela, il faudra battre la Nouvelle-Zélande. Dernière avec un point, elle doit impérativement gagner contre les Diables pour se qualifier. « C’est un match couperet. Nous devons prendre des points et nous y parviendrons », a assuré Darren Bazeley, sélectionneur des All Whites, en conférence de presse.
Évoquant la performance belge, il a ajouté : « Nous ne savons pas comment ils réagiront. Après le tirage, nous étions contents de jouer la Belgique en dernier. Nous pensions qu’elle serait déjà qualifiée avec six points et ferait tourner. Cela ne s’est pas passé comme prévu. Ils n’ont peut-être pas encore réalisé les performances espérées, mais ils savent qu’ils risquent l’élimination. Il sera intéressant de voir leur réaction. » La Belgique est prévenue.

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