30 mai 2026

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Ouagadougou : une mosquée majeure fermée après des manifestations au Burkina Faso

L’actualité au Burkina Faso est marquée par une décision forte des autorités : la grande mosquée sunnite de Ouagadougou a été fermée. Cette mesure intervient suite à des rassemblements de fidèles protestant contre l’arrestation de l’imam Mohamad Ishaq Kindo, une figure religieuse influente et critique envers le régime militaire.

Burkina Faso : le régime militaire ferme une grande mosquée de Ouagadougou après des manifestations

Un lieu de culte sous scellés « jusqu’à nouvel ordre »

Le pouvoir burkinabè a décrété la fermeture de la grande mosquée sunnite de Ouagadougou pour une durée indéterminée, justifiant cette action par des « risques de troubles à l’ordre public ». Cette décision, émanant du gouverneur de la région de la capitale, fait suite à plusieurs jours de vives tensions. Celles-ci ont émergé après l’interpellation de l’imam et prédicateur sunnite Mohamad Ishaq Kindo.

Vagues de protestations et interpellations massives

Depuis l’arrestation de l’imam Kindo mardi, de nombreux fidèles se sont rassemblés aux abords de la mosquée, exigeant sa libération. Les forces de l’ordre sont rapidement intervenues pour disperser ces manifestations. Selon des informations recueillies auprès d’une source sécuritaire, près d’une centaine de partisans de l’imam ont été interpellés. Ils auraient ensuite été transférés dans un camp des Compagnies républicaines de sécurité pour y suivre une « formation civique et citoyenne ». Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des individus en tenue militaire effectuant des exercices physiques et des prières, sous la surveillance d’officiers. La véracité de ces images n’a pu être établie de manière indépendante.

Un imam en désaccord avec la politique burkinabè

Mohamad Ishaq Kindo s’était récemment distingué par sa critique ouverte d’un projet de loi visant à renforcer l’encadrement des libertés religieuses au Burkina Faso. Son arrestation s’inscrit dans un contexte de durcissement de la politique burkinabè menée par le régime militaire. Le capitaine Ibrahim Traoré, à la tête du pays depuis le coup d’État de septembre 2022, semble ainsi affirmer son autorité face à toute forme d’opposition.