22 mai 2026

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Ousmane Sonko s’attaque au dossier des actifs dormants de 279 milliards de francs CFA

Le Premier ministre Ousmane Sonko a levé le voile sur une situation alarmante concernant les investissements publics au Sénégal. Lors d’une réunion interministérielle tenue à Dakar, il a révélé que 245 projets de construction d’infrastructures sont actuellement à l’arrêt, représentant une immobilisation financière colossale de 279 milliards de francs CFA.

Un diagnostic sans appel sur les chantiers bloqués

Ce recensement fait suite à une directive du Conseil des ministres du 15 avril dernier, demandant à chaque département ministériel d’identifier les projets en souffrance. Le diagnostic technique national est formel : ces 245 chantiers constituent désormais des « actifs dormants ». Selon le chef du gouvernement, il s’agit soit d’ouvrages totalement achevés mais jamais mis en service, soit de travaux dont la réalisation a été interrompue en cours de route.

L’analyse des causes de ces blocages montre que le déficit de ressources financières reste le facteur principal. Toutefois, des obstacles techniques freinent également la livraison de certaines infrastructures essentielles pour les populations.

Vers une politique de tolérance zéro

Face à ce constat, Ousmane Sonko a annoncé deux mesures immédiates. Un comité spécial va être instauré à la Primature pour assurer le suivi et la finalisation de ces dossiers. Par ailleurs, le Premier ministre exige un inventaire plus approfondi, estimant que la liste actuelle n’est pas encore exhaustive.

Améliorer la planification et l’exploitation

Le chef du gouvernement a insisté sur la nécessité d’anticiper les contraintes techniques, notamment le raccordement aux réseaux d’électricité et d’eau. Il juge inacceptable que des infrastructures soient bâties sans une stratégie d’exploitation préalable, une lacune qui explique une grande partie des échecs constatés.

Regrettant les pertes économiques massives pour l’État, il a pointé du doigt des comportements qu’il juge responsables de ces retards : « La roublardise, la négligence et le laxisme ». Pour l’avenir, Ousmane Sonko prône une rigueur absolue et une politique de tolérance zéro pour garantir le respect des délais et l’efficacité de la dépense publique.