24 juillet 2026

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Paul biya absent : le Cameroun en crise politique selon un opposant

Paul Biya absent : le Cameroun en crise politique selon un opposant

L’absence prolongée du président camerounais relance les interrogations sur la stabilité institutionnelle du pays.

Le président Paul Biya, en déplacement privé en Europe depuis le 7 juin, n’est toujours pas de retour à Yaoundé après plus de quarante jours d’absence. Cette situation exceptionnelle alimente les spéculations sur une éventuelle vacance du pouvoir au sommet de l’État camerounais.

Lors d’une conférence de presse tenue le 23 juillet, Joshua Osih, président du Social Democratic Front (SDF) et député, a dénoncé cette absence prolongée qui, selon lui, plonge le pays dans une incertitude politique sans précédent. « Un Chef de l’État absent depuis plus de six semaines, une vice-présidence vacante et un Cameroun en pilotage automatique : on ne gère pas une tempête en mode automatique », a-t-il alerté.

Le leader de l’opposition camerounaise a précisé que son parti ne venait pas « décrire l’incendie, mais apporter de l’eau pour l’éteindre ». Il a appelé à un retour strict aux principes de l’État de droit, rejoignant ainsi les revendications portées par d’autres figures de l’opposition et de la société civile, comme Jean-Michel Nintcheu, qui a saisi le Conseil constitutionnel pour demander la reconnaissance officielle de cette vacance.

Réaction du parti au pouvoir

Face à ces critiques, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti présidentiel, a fermement rejeté toute idée de vacance institutionnelle. Jacques Fame Ndongo, ministre d’État et secrétaire national à la communication du parti, a affirmé : « Il n’y a aucune vacance de pouvoir au sommet de l’État. » Une position qui confirme la ligne officielle du régime, malgré les interrogations persistantes.

Analyse de la situation

Cette absence prolongée du président Biya, 88 ans, soulève des questions sur la gouvernance du Cameroun. Avec une vice-présidence toujours vacante et un contexte sécuritaire dégradé, la gestion des affaires publiques en l’absence de l’exécutif suscite des inquiétudes. Les observateurs s’interrogent sur la capacité du pays à maintenir une stabilité politique dans cette configuration.