14 juillet 2026

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Réunion ONU : la rdc milite pour une exploitation responsable des ressources naturelles au bénéfice de la paix

Réunion onusienne à New York : la République démocratique du Congo plaide pour une gestion transparente des ressources naturelles afin de renforcer la stabilité régionale

Lors d’une réunion informelle du Conseil de sécurité des Nations unies, organisée sous la présidence de la République démocratique du Congo (RDC), la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a mis en lumière, lundi 13 juillet à New York, l’urgence d’une gouvernance responsable des ressources naturelles pour prévenir les conflits et consolider la paix. Cette session, tenue selon la formule Arria, a réuni diplomates, experts et représentants d’organisations internationales autour d’une réflexion stratégique.

Pour une exploitation des ressources naturelles au service du développement et de la stabilité

Dans son allocution, la ministre d’État a insisté sur la nécessité de dépasser les approches conflictuelles traditionnelles pour privilégier une gestion transparente et équitable des ressources. Pour elle, l’exploitation des minerais et autres richesses stratégiques doit impérativement profiter aux populations locales et contribuer à leur bien-être, plutôt que d’alimenter des tensions ou des inégalités. La souveraineté des États doit être respectée, tout en garantissant une répartition juste des bénéfices économiques générés.

Cette vision s’inscrit dans une démarche proactive visant à transformer les ressources naturelles en levier de développement durable. La RDC, en tant que présidente tournante du Conseil de sécurité, souhaite ainsi placer cette problématique au cœur des débats internationaux, en insistant sur l’importance d’un cadre normatif adapté aux réalités des pays producteurs.

Les ressources naturelles, un potentiel de coopération plutôt que de conflit

Huang Xia, envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la région des Grands Lacs, a également pris la parole lors de cette rencontre. Il a rappelé que les ressources naturelles, souvent perçues comme des sources de rivalité, peuvent en réalité favoriser la coopération régionale et renforcer la stabilité. Selon lui, la création d’opportunités économiques concrètes est un pilier essentiel pour instaurer une paix durable dans cette zone géopolitiquement sensible.

Cette réunion informelle marque une étape clé avant le débat public de haut niveau prévu le 22 juillet au Conseil de sécurité. Ce dernier, présidé par le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, permettra d’approfondir les discussions sur la gouvernance des ressources naturelles et son impact sur la paix et la sécurité internationales.

La formule Arria : un outil diplomatique pour des échanges approfondis

La formule Arria, utilisée lors de cette réunion, est un mécanisme informel du Conseil de sécurité. Contrairement aux séances officielles, elle offre un cadre plus flexible pour échanger avec des acteurs extérieurs, tels que :

  • les représentants de la société civile ;
  • les experts indépendants ;
  • les universitaires ;
  • les organisations non gouvernementales ;
  • les États non membres du Conseil.

Bien que ces réunions ne donnent pas lieu à des votes ou à des résolutions, elles jouent un rôle crucial dans l’enrichissement des débats et la formulation de solutions innovantes pour des enjeux majeurs comme la paix et la sécurité.