30 mai 2026

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Révision constitutionnelle au Togo : l’ANC dénonce une manœuvre politique et refuse de participer

Le Togo vers une nouvelle modification de la Constitution ? L’ANC s’oppose fermement

L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) exprime son vif mécontentement face aux bruits persistants concernant l’ouverture d’un dialogue politique destiné à modifier une fois de plus la Loi fondamentale du Togo. Par le biais d’un communiqué diffusé le 28 mai 2026, l’organisation politique menée par Jean-Pierre Fabre fustige ce qu’elle perçoit comme une stratégie de diversion. Elle réitère son refus catégorique de s’associer à une démarche qu’elle juge non consensuelle.

Pour les responsables de l’ANC, les rumeurs de discussions préparatoires pour une énième retouche constitutionnelle soulèvent de sérieux doutes. Le parti soutient que ce projet ne vise pas à répondre aux attentes légitimes des citoyens togolais en termes de démocratie. Au contraire, il s’agirait d’une tentative de verrouiller davantage le système politique mis en place lors des précédentes réformes institutionnelles.

Un refus catégorique de participer à un « simulacre de dialogue »

Dans sa déclaration, la formation d’opposition clarifie sa position : elle ne prendra part à aucune initiative s’apparentant à un « simulacre de dialogue ». L’ANC exhorte par ailleurs les acteurs démocratiques, la société civile et les partenaires internationaux du Togo à rester extrêmement vigilants. Elle insiste sur le fait que toute réforme doit impérativement découler d’un accord national élargi.

Le parti de Jean-Pierre Fabre maintient également ses critiques envers la Constitution actuellement en vigueur. Selon l’ANC, les évolutions institutionnelles de ces dernières années manquent de légitimité et échouent à satisfaire les aspirations profondes du peuple togolais en matière de gouvernance.

L’exigence d’un dialogue inclusif et transparent

L’opposition insiste sur un point crucial : toute modification majeure de la Constitution doit être le fruit d’un processus inclusif. Ce dialogue devrait, selon l’ANC, rassembler l’intégralité des forces politiques et sociales du pays. Cette condition est présentée comme le seul gage de crédibilité pour garantir que les futures réformes soient acceptées par tous.

Cette prise de parole survient alors que le climat politique reste tendu autour des questions institutionnelles nationales. En se distanciant de ces éventuels pourparlers, l’ANC cherche à prévenir toute action qui fragiliserait davantage les principes démocratiques au Togo et souhaite marquer clairement sa désapprobation face à un processus jugé non transparent.