Une infrastructure stratégique pour l’approvisionnement en eau de la capitale
Une délégation de haut niveau a récemment effectué une visite technique sur les sites de construction de la future unité de production d’eau potable de Niamey. Ce déplacement visait à évaluer l’état d’avancement des différents ouvrages du Projet Plateforme Intégrée pour la Sécurité de l’Eau au Niger (PISEN), notamment le point de captage d’eau brute, le site principal de l’usine de traitement et le plateau de Yawari, point névralgique pour le stockage.
Ce projet d’envergure s’inscrit dans une planification rigoureuse visant à combler le déficit hydraulique de l’agglomération. Avec une capacité finale projetée de 250 000 m³ par jour, l’infrastructure sera déployée en trois phases distinctes. La tranche initiale, actuellement en cours de réalisation, permettra de fournir 100 000 m³ quotidiens, garantissant la sécurité hydrique de Niamey jusqu’à l’horizon 2035. Deux extensions ultérieures de 75 000 m³ chacune viendront compléter ce dispositif ambitieux.

Un chantier redynamisé et créateur d’emplois
Après une phase de latence, les travaux ont repris une dynamique soutenue. Sur le plateau de Yawari, les équipes sont mobilisées pour la construction de deux réservoirs massifs de 2 500 m³ chacun. Ces installations permettront de redistribuer l’eau traitée vers les quartiers périphériques et urbains. Le coordonnateur national du PISEN, Zibo Zakara, s’est félicité de la reprise effective des excavations et de l’implication de la main-d’œuvre locale, soulignant les retombées économiques directes pour les populations environnantes.
Le projet ne se limite pas à la production ; il intègre également un volet social majeur. Environ 45 000 branchements sociaux sont prévus pour faciliter l’accès à l’eau potable aux ménages. Selon Haladou Laouali Amani, responsable du projet, les étapes préliminaires telles que les études topographiques et géotechniques sont désormais finalisées, ouvrant la voie à une transformation concrète de la desserte en eau dans la capitale nigérienne.
Un partenariat fort pour le développement durable
Le soutien de la Banque mondiale demeure déterminant dans la concrétisation de cette plateforme intégrée. Mohamed Nanzoul, représentant de l’institution, a qualifié de satisfaisante l’évolution du chantier, réitérant l’engagement de l’organisation à accompagner le Niger dans ses efforts pour améliorer le bien-être de ses citoyens à travers des infrastructures de base résilientes. Ce complexe industriel, l’un des plus importants du pays en termes de mobilisation de ressources hydriques, marque un tournant pour l’autonomie en eau de Niamey.

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