3 août 2026

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Sénégal : quand Pastef et lApr sallient contre la transhumance politique

Ousmane Sonko s'exprimant à l'Assemblée nationale du Sénégal

Au Sénégal, la scène politique traverse une période de bouleversements sans précédent. Les alliances traditionnelles sont remises en question, tandis que les transhumances politiques — ces changements de camp massifs de élus — alimentent les débats. Deux acteurs majeurs, le parti Pastef et le mouvement Kiiraay – Les Patriotes républicains, affichent désormais une convergence de vues sur ce sujet brûlant.

Pourquoi Pastef et Kiiraay s’opposent-ils aux transhumances ?

Le Pastef, dirigé par le député Ousmane Sonko, et Kiiraay, mené par Bassirou Diomaye Faye, partagent une vision commune : ces mouvements de ralliement ne bénéficient qu’à une élite politique au détriment de l’intérêt général. Les deux formations dénoncent un système où les élus privilégient souvent leur carrière au détriment de leurs engagements initiaux.

Pour Ousmane Sonko, ces pratiques sapent la confiance des citoyens dans les institutions. « Les Sénégalais méritent mieux que ces calculs égoïstes, déclare-t-il lors d’une intervention à l’Assemblée nationale. Nous devons restaurer l’éthique en politique. »*

L’APR face à la pression des changements de camp

Le parti au pouvoir, l’Alliance pour la République (APR), fondé par l’ancien président Macky Sall, se retrouve en première ligne. Son électorat, déjà fragilisé, observe avec méfiance ces mouvements de transhumance qui pourraient redessiner la carte politique avant les prochaines échéances électorales.

Des élus locaux et nationaux, autrefois fidèles à l’APR, rejoignent désormais d’autres formations, attirés par des promesses ou des avantages. Cette instabilité menace la cohésion du camp présidentiel, déjà sous pression depuis le départ de Macky Sall.

Un front commun contre les pratiques opportunistes

L’alliance entre Pastef et Kiiraay marque un tournant. Les deux mouvements multiplient les prises de parole pour condamner ces pratiques et appellent à une réforme du code électoral. Leur objectif ? Empêcher que les changements de camp ne deviennent une norme acceptable.

Cette dynamique pourrait bien influencer les prochaines élections. Les citoyens, lassés par ces comportements, pourraient se tourner vers des alternatives plus transparentes et engagées.

Les enjeux pour l’avenir politique du Sénégal

La question dépasse le simple cadre des transhumances. Elle touche à la crédibilité des institutions et à la qualité de la démocratie sénégalaise. En s’unissant, Pastef et Kiiraay envoient un signal fort : l’opportunisme politique n’est plus une option viable.

Alors que le pays se prépare à de nouvelles batailles électorales, cette convergence de vues pourrait bien redéfinir les règles du jeu politique. Une chose est sûre : les Sénégalais attendent des actes, pas des calculs.