Le gouvernement tchadien a annoncé son retrait du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) en raison d’un bilan jugé insatisfaisant de la juridiction internationale. Selon le ministère des Affaires étrangères, de l'Intégration africaine et des Tchadiens de l'Étranger, cette décision est le résultat d'un examen approfondi du fonctionnement de la CPI depuis son entrée en fonction en 2002.
Le gouvernement tchadien souligne que les statistiques publiées par la CPI, mises à jour au 11 mai 2026, confirment sa perception d'une concentration durable de l'activité judiciaire de la Cour sur le continent africain. Cette décision est également motivée par une forme d'instrumentalisation politique de la CPI.
Face à ce constat, le Gouvernement du Tchad appelle l'Union africaine et ses États membres à renforcer les mécanismes judiciaires africains afin de favoriser l'émergence d'une justice continentale plus équitable, plus équilibrée, plus crédible et plus efficace.
N'Djamena réaffirme son attachement irréversible à la lutte contre l'impunité des auteurs des crimes les plus graves, estimant que les juridictions nationales et les mécanismes judiciaires africains disposent désormais de capacités croissantes pour assumer pleinement cette mission.

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