30 mai 2026

burkina-eveil

Éveillez-vous à l'actualité du Burkina Faso avec un journalisme rigoureux, citoyen et engagé.

Tchad : une médiation pour restaurer la confiance entre le corps judiciaire et la sécurité

Le 27 mai 2026, une assise stratégique s’est déroulée au sein du ministère de la Justice à N’Djamena. L’objectif principal était de désamorcer la crise née des récentes déclarations du ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration. Cette rencontre a vu la participation de figures clés, notamment Mme Ndolenodji Alixe Naimbaye, garde des Sceaux, et Ali Ahmat Aghabache, en charge de la Sécurité publique.

Tchad : vers un apaisement entre magistrats et ministre de la Sécurité

Des malentendus nés de vidéos tronquées

Au cours des échanges, la ministre de la Justice a insisté sur la nécessité impérieuse de maintenir une collaboration harmonieuse entre les différentes institutions étatiques. De son côté, Ali Ahmat Aghabache a tenu à clarifier ses propos tenus lors d’une réunion portant sur l’occupation illégale du domaine public. Selon lui, des montages vidéo auraient dénaturé son message initial. Il a formellement démenti toute volonté de s’attaquer à l’institution judiciaire, exprimant ses regrets quant à la propagation de ces interprétations erronées.

La réaction des syndicats et la quête de garanties

Les représentants des organisations syndicales de la magistrature ont fait part de leur vive inquiétude, percevant les mots du ministre comme une menace directe à l’indépendance de leur profession. Bien qu’ils aient accueilli favorablement les excuses formulées par le gouvernement et le ministre concerné, ils ont exigé des précisions supplémentaires sur certains points qui demeuraient flous.

Face à ces revendications, le ministre de la Sécurité a admis que ses formulations pouvaient prêter à confusion et s’est engagé à la diffusion d’une lettre d’excuses officielle et dénuée d’ambiguïté. Le Premier Président de la Cour Suprême a, pour sa part, plaidé pour un renforcement du dialogue institutionnel afin de garantir la stabilité du pays et de préserver la confiance des citoyens envers leur système de justice.

La séance s’est achevée sur une note positive, les parties s’accordant sur la rédaction d’un communiqué conjoint visant à sceller cet apaisement et à lever définitivement les zones d’ombre.