tensions en rdc : tshisekedi cède partiellement sous la pression de l’opposition

mercredi 13 août, alors que la coalition Article 64 (C64) — une alliance des principales forces politiques d’opposition en République démocratique du Congo (RDC) — maintenait une pression intense depuis son lancement en mai, le président Félix Tshisekedi a demandé au Parlement de réexaminer la loi encadrant l’organisation d’un référendum pour une réforme constitutionnelle.
la C64, qui regroupe des partis comme celui de Moïse Katumbi, accuse le gouvernement de vouloir instrumentaliser cette réforme pour contourner l’interdiction d’un troisième mandat présidentiel, prévue par la Constitution de 2006.
la veille, mardi 12 août à Kinshasa, Dieudonné Bolengetenge, secrétaire général d’Ensemble pour la République et porte-parole de la coalition, avait averti que la C64 ne se contenterait plus de discussions et passerait à l’action si aucune mesure concrète n’était prise pour engager un dialogue national.
initialement programmée le 22 juillet, une manifestation de la C64 à Kinshasa avait été reportée à la demande conjointe de l’Église catholique et de l’Église protestante de la RDC, qui avaient appelé à privilégier le dialogue plutôt qu’à alimenter les tensions.
par ailleurs, 65 organisations de la société civile congolaise ont adressé un mémorandum à Félix Tshisekedi et aux institutions nationales, les exhortant à abandonner le projet de référendum. selon elles, une telle initiative risquerait « d’aggraver les tensions politiques, de fragmenter davantage la société et de détourner l’attention des véritables défis du pays », soulignent-elles dans leur communiqué.
Une concession saluée, mais insuffisante
bien que la demande de réexamen parlementaire marque un « petit pas dans la bonne direction » selon Prince Epenge, cofondateur de la C64, la coalition a décidé de maintenir sa pression. elle avait fixé au samedi 15 août une échéance pour évaluer les progrès du dialogue avec le président, tout en appelant la population « à la mobilisation et à la résistance » si la proposition de loi référendaire n’était pas retirée.

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