Un financement historique pour l’eau et la résilience climatique au Tchad
Le Tchad bénéficie d’un investissement majeur de 160 millions de dollars américains de la part du Groupe de la Banque mondiale. Cette enveloppe vise à renforcer l’accès à l’eau potable et à renforcer la résilience des populations face aux défis climatiques dans les régions les plus vulnérables du pays. Près d’un million de Tchadiens, dont plus de la moitié sont des femmes, seront directement concernés par ce projet d’envergure.
Un projet vital pour les communautés exposées aux chocs climatiques
Le Projet d’appui à la sécurité de l’eau et à la résilience au Tchad (PASER) s’inscrit dans une démarche stratégique pour renforcer la stabilité des populations tchadiennes. Ce financement, octroyé par l’Association Internationale de Développement (IDA), permettra de mettre en place des infrastructures et services essentiels mieux adaptés aux aléas climatiques. L’objectif ? Réduire la vulnérabilité des habitants face aux sécheresses, inondations et dégradations des sols.
Le projet s’articule autour de trois axes principaux :
- La gestion durable des ressources hydriques pour sécuriser l’approvisionnement en eau ;
- Le renforcement des capacités locales afin d’améliorer la résilience des communautés ;
- L’amélioration des conditions de vie dans les zones les plus exposées.
Un impact concret sur les populations les plus fragiles
Avec plus de 1,3 million de réfugiés soudanais accueillis dans l’est du Tchad, la pression sur les ressources en eau s’est intensifiée, exacerbant les tensions entre communautés. Le PASER intervient pour restaurer un accès équitable à cette ressource vitale et renforcer la cohésion sociale.
Farouk Mollah Banna, représentant résident de la Banque mondiale au Tchad, souligne : « Dans un contexte où les ressources naturelles deviennent un enjeu de survie, ce projet contribue à apaiser les conflits et à restaurer l’espoir. Il s’attaque aux causes profondes de la fragilité : inégalités régionales, manque d’opportunités économiques et conflits liés à l’accès à l’eau. »
Hawa Cissé Wagué, directrice par intérim de la Banque mondiale pour le Tchad, ajoute : « Cette initiative illustre comment les investissements de développement peuvent transformer des zones fragiles en espaces de paix et de stabilité. Elle accompagne le Tchad dans sa transition vers un avenir plus résilient et inclusif. »
Sur les 160 millions de dollars, 80 millions proviennent de la Fenêtre pour les communautés hôtes et les réfugiés (WHR), démontrant l’engagement du Tchad et de ses partenaires à intégrer les populations déplacées dans une dynamique de développement durable.
Un alignement avec les ambitions nationales
Le PASER s’inscrit dans le cadre du Plan national de développement « Chad Connexion 2030 – Programme 15 ». Ce projet marque un tournant : passer d’une logique d’urgence humanitaire à une approche de développement pérenne, ciblant les provinces les plus touchées par les déplacements forcés.
Les bénéficiaires directs incluent les familles hôtes et réfugiées, avec une attention particulière portée aux femmes, qui représentent 50,6 % des personnes concernées. Les provinces concernées, ainsi que N’Djamena et d’autres zones vulnérables, verront leurs infrastructures modernisées pour mieux résister aux défis climatiques.

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