23 juin 2026

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Lomé : l’arcope valide l’appel d’offres perel plus face aux accusations d’irrégularités

Le Comité de règlement des différends (CRD) de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) du Togo a tranché : la procédure de l’appel d’offres international n°003/DPI/PRMP/DG/CEET/2026, relatif au projet d’extension du réseau électrique de Lomé (PEREL PLUS), est conforme aux règles en vigueur. Dans sa décision n°024-2026 rendue le 19 juin 2026, le CRD a rejeté les allégations d’irrégularités portées contre ce marché public.

Après une investigation approfondie et l’audition de la Personne responsable des marchés publics de la CEET, les membres du Comité ont conclu que les dénonciations n’étaient pas justifiées. Une conclusion qui met un terme aux tensions entourant ce dossier.


Une procédure d’appel d’offres scrutée à la loupe

Deux signalements anonymes, déposés les 28 mars et 8 avril 2026, avaient pointé du doigt plusieurs dysfonctionnements dans la gestion de cet appel d’offres. Parmi les reproches formulés :

  • l’absence de phase de préqualification préalable ;
  • une domination marquée des entreprises étrangères parmi les soumissionnaires ;
  • l’absence de découpage du marché en lots distincts ;
  • des critères de sélection jugés trop restrictifs.

Cependant, l’enquête menée par le CRD a démontré que ces accusations reposaient sur des interprétations erronées. En réalité, une phase de préqualification officielle avait bien été organisée, permettant de retenir 9 candidats parmi les 15 entreprises ayant manifesté leur intérêt.


PEREL PLUS : une validation sous l’égide des partenaires financiers

Le marché s’inscrit dans le cadre d’un financement octroyé par l’Agence française de développement. Ce projet, destiné à moderniser le réseau électrique de Lomé, a également obtenu les avis favorables de la Direction nationale du contrôle de la commande publique (DNCCP) du Togo et de l’AFD.

Le Comité a rappelé que, dans le cas de projets financés par des ressources extérieures, les exigences des bailleurs de fonds priment parfois sur les réglementations nationales, notamment en ce qui concerne la structuration des lots. Une précision importante pour comprendre la légitimité de cette procédure.