L’essentiel en bref
- Dates clés : L’événement s’est déroulé du 10 au 12 juillet 2026 dans la métropole ivoirienne
- Acteurs majeurs : Soutenu par la Banque africaine de développement, le PNUD et l’OCDE
- Nouveauté : Lancement officiel du Réseau africain des économistes en chef (ACE-Network) le dernier jour
- Engagement : Plus de 4 000 participants en ligne ont pris part aux échanges sur trois jours
À Abidjan, le siège de la Banque africaine de développement a servi de cadre à la Conférence économique africaine 2026, organisée conjointement avec le Programme des Nations unies pour le développement et l’Organisation de coopération et de développement économiques. Cette rencontre, qui s’est tenue du 10 au 12 juillet, avait pour fil conducteur « Renforcer l’action géopolitique et la résilience commerciale de l’Afrique dans un monde multipolaire ».
L’ouverture des travaux a été assurée par le ministre ivoirien du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba. La plateforme numérique a permis à plus de 4 000 participants de suivre les interventions en direct.
Un réseau continental pour une vision économique unifiée
La dernière journée de la conférence a marqué la naissance du Réseau africain des économistes en chef (ACE-Network). Cette initiative vise à structurer l’expertise économique du continent et à aligner les stratégies de développement face aux crises mondiales.
Ce réseau a pour mission d’élaborer des solutions adaptées aux défis complexes de l’Afrique, dans un contexte où les tensions géopolitiques s’intensifient. Le professeur Kevin Urama, vice-président de la Banque africaine de développement, a insisté sur l’importance de consolider les systèmes de savoir locaux pour influencer les règles du jeu financier international.
Vers une souveraineté économique africaine
Les intervenants ont mis en lumière la nécessité de transformer les ressources locales avant leur exportation. Ahunna Eziakonwa, directrice du Bureau régional pour l’Afrique du PNUD, a souligné que la puissance économique intrinsèque du continent représente son meilleur atout géopolitique.
Raymond Gilpin, économiste en chef du PNUD pour l’Afrique, a rappelé que les bouleversements mondiaux continueront de tester la solidité des institutions africaines. Marie-Laure Akin-Olugbade, vice-présidente principale du Groupe de la Banque africaine de développement, a appelé à concrétiser les recommandations issues de la conférence par des actions tangibles.
Abidjan, cœur battant de l’économie ouest-africaine
Abidjan abrite depuis 2014 le siège de la Banque africaine de développement, après son retour de Tunis où l’institution avait trouvé refuge pendant la crise ivoirienne. La capitale économique de la Côte d’Ivoire s’est affirmée comme un pôle diplomatique et financier incontournable en Afrique de l’Ouest.
L’organisation de cette conférence confirme le rôle central d’Abidjan dans les débats sur l’avenir économique du continent. La Côte d’Ivoire, leader de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, mise sur le développement d’infrastructures robustes et la valorisation locale de ses ressources, notamment le cacao.
Libre-échange intra-africain : un impératif pour l’autonomie
Les discussions ont souligné l’urgence de renforcer les échanges commerciaux entre les pays africains, freinés par des barrières tarifaires et des infrastructures défaillantes. Les participants ont plaidé pour une autonomie décisionnelle, plutôt que pour un alignement sur des blocs extérieurs.
Les conclusions rendues publiques les 12 et 13 juillet plaident pour une Afrique résiliente et prospère, capable de peser dans les négociations commerciales mondiales. Le Réseau africain des économistes en chef est présenté comme un levier pour incarner cette ambition à travers des politiques continentales coordonnées.

Plus d'histoires
Togo : les chaires unesco au service de l’innovation scientifique nationale
Mali Algérie : le retour des ambassadeurs redéfinit le rôle de Mahmoud Dicko
Le Bénin sur le point d’obtenir une certification oms historique