15 septembre 2026

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Au Bénin, 1,9 million d’écoliers prennent désormais un repas chaud à l’école

Le programme de cantines scolaires franchit un cap décisif au Bénin. Pour l’année scolaire 2026-2027, ce ne sont pas moins de 1,9 million d’élèves qui reçoivent un déjeuner chaud à chaque journée de classe, alors qu’ils étaient 1,4 million un an plus tôt. En douze mois, près de 500 000 enfants ont donc rejoint le dispositif. Cette avancée traduit la détermination des autorités à ériger l’alimentation scolaire en levier central de lutte contre la faim, d’appui aux ménages et de stimulation de l’économie nationale.

Une montée en puissance spectaculaire

La rentrée 2026-2027 restera comme une étape marquante dans le déploiement des cantines au Bénin. Le nombre de bénéficiaires bondit à 1,9 million, contre 1,4 million lors de l’exercice précédent. Concrètement, environ 500 000 écoliers supplémentaires ont désormais accès à un repas chaud quotidien. Derrière ces chiffres, c’est l’élargissement tangible de la politique nationale d’alimentation scolaire qui se dessine.

Le chemin parcouru est impressionnant. En 2016, seuls 30 % des écoles disposaient d’une cantine fonctionnelle. La couverture avait grimpé à 75 % en 2022, avec plus de 1,1 million d’enfants pris en charge. Cette ascension continue démontre l’ambition croissante du programme.

Aux yeux de l’exécutif béninois, la cantine scolaire dépasse le simple cadre de l’assistance. Elle représente un investissement dans l’éducation, la nutrition et le développement du pays.

Un répit financier pour les familles

Pour les ménages, l’impact se mesure d’abord sur le plan social. Dans de nombreuses familles, assurer le déjeuner d’un enfant scolarisé pèse lourdement sur le budget. Quand l’école prend en charge ce repas, la pression diminue sensiblement.

Les parents peuvent alors réorienter leurs ressources vers d’autres besoins essentiels : fournitures scolaires, vêtements, soins de santé ou alimentation des autres membres du foyer. Chaque franc économisé améliore le quotidien du ménage.

Pour les élèves, l’enjeu est tout aussi crucial. Un enfant qui bénéficie d’un repas chaud à l’école aborde la journée avec plus de sérénité. La cantine atténue la faim pendant les cours et instaure de meilleures conditions pour la concentration, la participation et les apprentissages.

L’augmentation du nombre de bénéficiaires répond donc directement à un défi majeur : offrir aux enfants, en particulier ceux des familles les plus modestes, un cadre d’étude plus favorable.

Des milliards de FCFA mobilisés pour l’alimentation scolaire

Cette extension du programme s’appuie sur un engagement financier considérable de l’État. Le budget alloué aux cantines est passé de 1,5 milliard de FCFA en 2016 à 48,7 milliards de FCFA en 2022, signe de la priorité accordée à cette politique publique.

Dans la loi de finances 2025, plus de 29 milliards de FCFA ont été inscrits pour soutenir le programme.

Ces montants constituent un investissement social à long terme. En finançant l’alimentation des enfants, l’État agit simultanément sur plusieurs leviers qui influencent leur parcours scolaire et leur bien-être.

L’objectif ne se limite pas à servir des repas. Il s’agit de créer les conditions pour que les enfants restent à l’école, y apprennent dans de meilleures conditions et préparent leur avenir.

Un soutien aux producteurs locaux

L’autre atout du programme réside dans son potentiel économique. Les cantines génèrent une demande importante et régulière en produits alimentaires. Une partie des fonds mobilisés peut ainsi bénéficier aux producteurs et fournisseurs locaux.

Le recours aux produits agricoles nationaux crée des débouchés pour les agriculteurs. Les dépenses publiques destinées à nourrir les écoliers contribuent donc aussi à soutenir les revenus des producteurs, à dynamiser les activités rurales et à renforcer les circuits économiques locaux.

Selon les données gouvernementales, les achats de vivres auprès des producteurs locaux ont dépassé 13 milliards de FCFA en 2024.

Le mécanisme enclenche ainsi un cercle vertueux : les enfants sont nourris, les familles soulagées et les producteurs disposent de marchés supplémentaires pour écouler leur production.

Un pari sur l’avenir du Bénin

Avec 1,9 million d’enfants bénéficiaires pour la rentrée 2026-2027, le programme franchit une nouvelle étape. Les 500 000 nouveaux bénéficiaires en un an donnent la mesure concrète de cette extension.

Cette progression renforce l’ambition d’une couverture toujours plus large des écoles publiques. Le gouvernement entend poursuivre ses efforts pour faire de l’alimentation scolaire un élément durable de la politique éducative et sociale du Bénin.

La cantine apparaît désormais comme un outil multidimensionnel. Elle lutte contre la faim, accompagne les parents, favorise de meilleures conditions d’apprentissage et contribue à créer des débouchés pour l’agriculture locale.

En investissant massivement dans ce programme, l’État béninois ne finance pas seulement des repas. Il investit dans les enfants d’aujourd’hui, dans les familles et dans l’économie locale, mais surtout dans le capital humain qui constituera la richesse du Bénin de demain.