30 mai 2026

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Au Mali, le Jnim impose sa loi aux orpailleurs chinois pour financer le terrorisme

Au Mali, les jihadistes du Jnim imposent leur mainmise sur les ressources aurifères. © JINM

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) a intensifié son emprise sur les zones minières au Mali. Pour garantir le financement de ses opérations et multiplier ses offensives armées, l’organisation terroriste a mis en place un système de prédation ciblant spécifiquement les exploitants étrangers, notamment les ressortissants de Chine actifs dans le secteur de l’or.

Un racket organisé sur les sites de prospection

Dans plusieurs localités maliennes, les combattants du Jnim imposent une véritable taxe de protection ou de passage aux orpailleurs chinois. Ces opérateurs, souvent installés dans des zones isolées où la présence de l’État est limitée, se retrouvent contraints de verser d’importantes sommes d’argent pour éviter des enlèvements ou la destruction de leurs équipements de travail.

Cette stratégie de captation des ressources permet au groupe djihadiste de disposer d’une source de revenus régulière et autonome. Les fonds ainsi récoltés servent directement à l’acquisition de matériel militaire, de véhicules et à la logistique nécessaire pour mener des attaques d’envergure sur le territoire.

L’or malien au cœur de la logistique terroriste

L’exploitation aurifère est devenue un enjeu de sécurité nationale majeur. En s’attaquant aux structures de production gérées par des acteurs internationaux, le Jnim ne se contente pas de renflouer ses caisses ; il affirme également son autorité sur des territoires stratégiques. Cette dynamique de racket fragilise l’économie locale et complique les efforts de stabilisation entrepris dans la région.

  • Extorsion systématique des entreprises minières étrangères.
  • Utilisation des revenus de l’or pour l’achat d’armement.
  • Contrôle accru des zones d’extraction artisanale et semi-industrielle.

La vulnérabilité des investisseurs face à cette menace persistante souligne la difficulté de sécuriser les ressources naturelles du Mali face à une insurrection qui utilise chaque opportunité économique pour pérenniser son combat armé.