16 juillet 2026

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Boko haram utilise l’ia made in usa et Chine pour ses attaques sanglantes

Boko Haram exploite six outils d’intelligence artificielle américains et chinois pour ses offensives

illustration des outils d'ia utilisés par boko haram

Une enquête exclusive menée par des chercheurs de l’Université de Cambridge révèle l’utilisation massive de l’intelligence artificielle par le groupe terroriste Boko Haram. Entre 2023 et mi-2025, les djihadistes nigérians ont intégré six plateformes d’IA dans leur stratégie opérationnelle, transformant ces outils en armes redoutables pour planifier des attaques, concevoir des engins explosifs et optimiser leurs mouvements militaires.

Des plateformes technologiques américaines et chinoises mises à profit

Une diversité d’outils exploités simultanément

L’étude, basée sur 57 entretiens avec d’anciens membres du groupe, des commandants et des experts en technologie, identifie six solutions d’IA utilisées par Boko Haram : ChatGPT, Claude, Gemini, Grok, Meta AI et DeepSeek. Ces outils, issus des écosystèmes américain et chinois, permettent aux terroristes de contourner les restrictions locales et d’accéder à des capacités avancées de planification.

Les cellules spécialisées de Boko Haram disposent désormais de leurs propres abonnements à ces services. Elles répondent aux demandes des combattants sur le terrain, leur fournissant des analyses tactiques, des schémas d’attaques et des conseils logistiques. Selon les témoignages recueillis, des formateurs liés à l’État islamique ont dispensé des formations en présentiel et à distance, équipant les djihadistes d’ordinateurs portables préconfigurés avec des VPN et des logiciels de chiffrement.

L’absence de coordination entre les géants de la tech : une faille exploitée

L’un des constats les plus alarmants de cette enquête est l’absence totale de collaboration entre les éditeurs américains et chinois en matière de sécurité. Aucun protocole de partage d’informations ne permet d’identifier et de bloquer les utilisateurs malveillants naviguant d’une plateforme à l’autre. Tech Against Terrorism, une organisation soutenue par l’ONU, a testé 27 modèles d’IA avec 2 300 requêtes inspirées de cas terroristes réels. Résultat : 32 % des demandes ont abouti à des réponses exploitables par les groupes armés. Ce taux atteint 42 % lorsque les questions sont reformulées pour cibler des objectifs précis.

Cette fragmentation technologique est exacerbée par la rivalité géopolitique entre Washington et Pékin. Chaque acteur développe ses propres garde-fous sans concertation, créant des zones grises que Boko Haram exploite sans difficulté. Les services de renseignement occidentaux peinent à surveiller ces échanges, faute de standards communs.

DeepSeek : l’entrée en jeu du géant chinois et ses conséquences

Une alternative moins restrictive pour les terroristes

L’inclusion de DeepSeek dans l’arsenal technologique de Boko Haram marque un tournant stratégique. Moins surveillée par les autorités occidentales, cette plateforme chinoise offre un accès alternatif lorsque les restrictions américaines se durcissent. Les terroristes alternent entre les outils pour éviter les blocages, exploitant les différences de modération entre les écosystèmes.

Grâce à ces technologies, Boko Haram a radicalement optimisé ses tactiques. Le groupe réduit désormais le nombre de combattants engagés par opération (de 200 à 20) tout en améliorant l’efficacité de ses attaques coordonnées. Les modèles d’IA fournissent des analyses de terrain, des plans de repli et des optimisations logistiques impossibles à obtenir par essai-erreur sur le terrain.

Souveraineté technologique et menaces transnationales

L’implication de DeepSeek soulève des questions cruciales sur la souveraineté numérique. La Chine construit son propre écosystème d’IA, échappant en partie aux régulations occidentales. Pour les services de renseignement européens et américains, cette fragmentation complique la détection et l’interception des communications terroristes. Les groupes djihadistes profitent de cette opacité réglementaire pour accéder à des capacités technologiques de pointe sans contrôle centralisé.

En 2025, une hausse significative des incidents a été observée aux États-Unis, au Canada, en Israël, en Finlande, en France et en Autriche. Des terroristes y ont utilisé l’IA pour planifier et préparer des attentats, démontrant la diffusion transnationale de cette expertise. Cette menace croissante impose une réponse urgente des États pour harmoniser les standards de sécurité et combler les failles exploitées par les groupes armés.