Dans une tribune publiée récemment, le militant politique Joe La Conscience s’en prend directement à Paul Biya. Il dresse un bilan accablant : quarante-trois ans de gouvernance chaotique, une érosion des libertés publiques et un projet de transmission familiale du pouvoir. Le terme « dynastocratie » est employé pour qualifier cette situation, une expression qui marque les esprits.
43 ans de pouvoir et un bilan contesté
Joe La Conscience remonte aux origines : l’accession de Paul Biya en 1982 aurait, selon lui, été une erreur historique de son prédécesseur Ahmadou Ahidjo. Ce qui devait être un mandat de transition s’est mué en règne personnel de plus de quatre décennies. La tribune dresse un portrait économique sombre, une gouvernance qualifiée de tribale, et un recul progressif des libertés publiques. Ces accusations sont portées sans source officielle, mais le ton est celui d’un réquisitoire implacable.
Vice-présidence et spectre d’une succession familiale
Le texte prend ensuite un tour plus polémique. Joe La Conscience pointe les réformes constitutionnelles récentes, notamment la création du poste de vice-président, comme un possible mécanisme de succession orchestré depuis le sommet. Il forge le mot « dynastocratie » pour décrire cette volonté de transmettre le pouvoir au sein du cercle familial présidentiel. Il évoque aussi des rivalités supposées entre personnalités de l’entourage, mais sans confirmation officielle. Ces hypothèses, bien que non étayées, reflètent un débat croissant, même dans des cercles modérés. La question de la santé du président, les incertitudes sur l’après-Biya et les tensions autour d’une transition sont des sujets que Joe La Conscience met en mots, sans les inventer. Le débat politique camerounais prend ce virage, que les institutions le reconnaissent ou non.

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