Pourquoi la conseillère de Diomaye Faye défie-t-elle l’Assemblée nationale ?
La décision de Mme Demba Dieng, ancienne directrice du Cadastre et proche collaboratrice du président Bassirou Diomaye Faye, de ne pas répondre à la convocation de la commission d’enquête parlementaire sur la gestion foncière a déclenché une onde de choc politique. Son refus, rendu public ce 15 octobre, soulève une question cruciale : cette attitude reflète-t-elle une stratégie délibérée de l’exécutif ou s’agit-il d’une initiative individuelle ?
Le flou persistant autour des motivations de Mme Demba Dieng
Contrairement aux deux colonels de la DSCOS, qui ont justifié leur absence par leur statut militaire, Mme Demba Dieng n’a fourni aucun motif officiel. Une rumeur persistante dans les milieux politiques sénégalais avance que tout collaborateur du président doit obtenir son aval pour comparaître devant l’Assemblée. Pourtant, cette règle n’a jamais été officialisée, et la présidence n’a pas réagi à cette affaire.
Si un ordre implicite a été donné, il pourrait concerner d’autres membres de l’entourage présidentiel, y compris des ministres. Cependant, rien ne le confirme à ce stade, laissant planer le doute sur les intentions réelles de l’exécutif.
Les ministres dans la ligne de mire : qui dit non à l’Assemblée ?
Daouda Ngom, ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a confirmé qu’il répondrait à la convocation, tout en révélant que six ministres actuels ou anciens auraient refusé de se soumettre à l’enquête. Une affirmation non vérifiée par la commission ni par les personnes concernées. L’identité des ministres impliqués reste donc méconnue, ajoutant une couche d’incertitude à cette crise institutionnelle.
Réactions en cascade : l’Assemblée face au mur des refus
La commission d’enquête a indiqué qu’elle poursuivrait ses travaux conformément à son mandat, rappelant que chaque personne convoquée est présumée innocente. Pourtant, les refus s’accumulent, et l’Assemblée doit désormais décider de la suite à donner. La tension monte, avec une question centrale : le front du refus va-t-il s’élargir, et comment l’institution parlementaire réagira-t-elle face à ce défi sans précédent ?
Les prochaines étapes : un bras de fer aux enjeux multiples
Plusieurs points restent à éclaircir : le nombre exact de refus, les motifs invoqués, et surtout, la position de l’exécutif. Si l’absence de déclaration officielle de la présidence laisse planer le mystère, une chose est sûre : cette affaire va bien au-delà du cas de Mme Demba Dieng. Elle pourrait redéfinir les rapports de force entre l’exécutif et le législatif au Sénégal, avec des répercussions potentielles sur la stabilité politique du pays.











