Le tribunal d’instance de Dakar a rendu son verdict ce jour : El-Hadji Diouf, figure emblématique du football sénégalais, a écopé d’une condamnation à un an de prison avec sursis. Cette décision fait suite à une procédure judiciaire engagée pour non-paiement de pension alimentaire destinée à sa fille mineure. L’ancien attaquant des Lions de la Teranga a également été sommé de régulariser sa situation financière.
Le montant des dégâts collatéraux de ce litige dépasse les 10 millions de FCFA (soit environ 15 244 euros) de dommages et intérêts, à verser à son ex-épouse, Valérie Émilie Joséphine Leres Bishop. Cette somme s’ajoute aux 9 millions de FCFA réclamés en guise d’arriérés, couvrant la période comprise entre mars 2024 et septembre 2025. Par ailleurs, une somme supplémentaire de 559 200 FCFA a été allouée pour compenser les frais de restauration de l’enfant.
Le contentieux trouve ses racines dans une décision judiciaire antérieure, rendue en juillet 2023. À l’époque, le divorce avait été prononcé, et la garde de la fille du couple avait été attribuée à la mère. Dans le même temps, El-Hadji Diouf s’était vu imposer le versement d’une pension mensuelle de 500 000 FCFA pour subvenir aux besoins de son enfant. Malgré cette obligation, l’ex-international n’a pas honoré ses engagements financiers.
Avec un palmarès impressionnant de 60 sélections et 18 buts sous le maillot des Lions de la Teranga, El-Hadji Diouf reste une légende du football africain. Cependant, cette affaire judiciaire rappelle l’importance cruciale du respect des obligations familiales, même pour les personnalités les plus en vue.

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