23 juin 2026

burkina-eveil

Éveillez-vous à l'actualité du Burkina Faso avec un journalisme rigoureux, citoyen et engagé.

Est de la rdc : la sadc alerte sur l’aggravation de l’insécurité et appelle au respect des accords de paix

Est de la RDC : la SADC sonne l’alerte face à l’escalade de l’insécurité et insiste sur le respect des accords de paix

Un sommet virtuel de la Troïka de l’Organe de la SADC sur la politique, la défense et la coopération en matière de sécurité s’est tenu ce 22 juin. Cette réunion, présidée par Enoch Kamzingeni Chihana, second vice-président du Malawi et représentant Arthur Peter Mutharika, a examiné avec une attention particulière la situation sécuritaire et politique dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a réaffirmé son engagement à sauvegarder la paix, renforcer la démocratie et consolider la stabilité régionale. Les dirigeants ont souligné l’urgence de renforcer les mécanismes africains de prévention et de résolution des crises pour préserver la sécurité collective dans la région.

Une situation sécuritaire en forte dégradation dans l’est de la RDC

La SADC a exprimé sa profonde inquiétude face à l’aggravation de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC. « L’instabilité menace non seulement la paix nationale, mais également les efforts d’intégration et de coopération régionale », a-t-on appris lors de cette réunion. Les participants ont appelé toutes les parties impliquées dans le conflit à respecter scrupuleusement les engagements pris dans le cadre des accords de Doha et de Washington, notamment les dispositions relatives au cessez-le-feu.

Cette dégradation survient dans un contexte où des initiatives diplomatiques, comme les accords de Washington et le processus de Doha, tentent d’instaurer un cessez-le-feu durable et de relancer le dialogue entre les parties prenantes. Cependant, ces efforts n’ont pas encore produit de résultats concrets sur le terrain, où les hostilités persistent entre les groupes armés et les forces gouvernementales.

Face à cette situation, la SADC a réitéré son soutien au peuple congolais, tout en insistant sur la nécessité de respecter strictement les acquis des négociations internationales pour instaurer une stabilité durable.

Des recommandations à soumettre au prochain sommet des chefs d’État de la SADC

Pour renforcer son action, la Troïka de l’Organe a formulé plusieurs recommandations. Ces propositions seront soumises à l’examen du 46ᵉ Sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la SADC, prévu du 16 au 17 août 2026 à Durban, en Afrique du Sud. Ce sommet marquera le début de la présidence sud-africaine de la communauté pour une période d’un an.

Cette réunion s’inscrit dans un contexte où l’Afrique du Sud assure actuellement la présidence intérimaire de la SADC, après la destitution de l’ancien président malgache Andry Rajoelina le 14 octobre 2025, dans un contexte de crise politique majeure à Madagascar.

Un fossé persistant entre diplomatie et réalité du terrain

Malgré les appels répétés au respect des accords, les voix s’élèvent aux niveaux national, régional et international pour exiger une application concrète des engagements pris. Pourtant, le fossé entre les réalités du terrain et les avancées diplomatiques reste préoccupant. Chaque partie interprète les dispositions des accords selon sa propre lecture, rendant leur mise en œuvre incertaine et difficile à concrétiser.

La SADC a rappelé que les processus de paix menés par l’Afrique, soutenus par les efforts internationaux, restent essentiels pour instaurer une paix pérenne, une résilience durable et une stabilité dans la région. L’organisation a appelé à une coordination renforcée entre les acteurs locaux, régionaux et internationaux pour éviter une escalade supplémentaire du conflit.

Cette réunion intervient alors que la situation humanitaire dans l’est de la RDC continue de se dégrader, aggravant les souffrances des populations civiles prises au piège des violences.

Les rebelles du M23 à Kibumba