Les combats entre les forces de Kinshasa et les rebelles du M23 ont repris de l’intensité dans l’est de la République démocratique du Congo, un an après la signature d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda. La région fait face à un statu quo, malgré les espoirs suscités par cet accord, sur fond d’épidémie d’Ebola.

Ravagée par trente ans de conflit, la RDC connaît une nouvelle escalade depuis la résurgence en 2021 du Mouvement du 23 mars (M23), un groupe armé que l’ONU accuse d’être soutenu militairement par le Rwanda.
Le 9 avril 2025, une rencontre entre les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame a ouvert la voie à des pourparlers à Doha, sous l’égide du Qatar, entre l’Alliance fleuve Congo – la branche politique du M23 – et le gouvernement congolais. Parallèlement, les États-Unis ont orchestré des discussions qui ont abouti à un accord signé le 27 juin 2025 entre Kigali et Kinshasa, avec la médiation de Marco Rubio.
Depuis, la situation reste bloquée. Selon Bob Kabamba, politologue à l’Université de Liège, « la région fait face à un statu quo. Les gains territoriaux de la rébellion restent sous son contrôle, et on assiste à des échanges de tirs et des violations du cessez-le-feu, tant du côté du gouvernement congolais que du M23. »
Le chercheur ajoute que le M23 « continue de recruter des troupes », ce qui lui donne l’avantage sur le terrain. « C’est ce rapport de force qui permettra aux uns et aux autres d’imposer leur agenda à l’avenir », conclut-il.

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