13 août 2026

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Gabon : Geoffroy Foumboula met en garde contre les excès verbaux des activistes

Face à l’escalade des propos insultants et outrageants attribués à certains activistes gabonais installés hors des frontières, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso tire la sonnette d’alarme. Lors d’une conférence de presse organisée à Libreville, ce figure majeure de la société civile a fermement condamné les attaques récentes visant le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, son épouse ainsi que sa mère. Il en profite pour interpeller les autorités sur leur gestion des relations avec ces activistes aux discours souvent outranciers, exigeant des mesures judiciaires concrètes plutôt que des réactions symboliques.

Le débat politique, même vif, ne doit pas basculer dans l’injure. Geoffroy Foumboula Libeka Makosso martèle cette distinction essentielle. Les récentes déclarations d’un activiste se faisant appeler « Lanlaire » illustrent, selon lui, un franchissement de ligne rouge : la contestation politique ne peut se transformer en attaques personnelles contre le chef de l’État et sa famille.

La liberté d’expression : un droit encadré par la loi

Pour Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, le combat citoyen ne doit en aucun cas se confondre avec l’invective. S’appuyant sur son propre engagement, il rappelle avoir toujours privilégié les plaidoyers, les prises de position publiques et, le cas échéant, les recours juridiques. « Être en désaccord ne signifie pas insulter son adversaire », souligne-t-il. Il insiste sur l’importance de restaurer l’ordre constitutionnel, non par des discours, mais par l’application rigoureuse du droit.

« L’insulte, la diffamation ou l’outrage ne relèvent pas de la liberté d’expression, mais constituent des délits », rappelle-t-il avec fermeté. Il dénonce avec vigueur les propos attribués à « Lanlaire » envers Brice Clotaire Oligui Nguema, la Première dame et la mère du président. Pour lui, la critique des institutions et des gouvernants reste légitime, mais elle doit s’exercer dans le respect de la loi.

Des liens troubles entre autorités et activistes virulents

Geoffroy Foumboula Libeka Makosso ne se contente pas de critiquer les excès verbaux. Il questionne également les relations entretenues par le pouvoir avec certains activistes de la diaspora, dont la notoriété repose sur des attaques répétées contre les autorités. Il évoque des invitations au Gabon, des apparitions dans les médias publics, voire des contacts établis lors de déplacements présidentiels. Certaines de ces affirmations nécessitent, bien entendu, une vérification contradictoire.

L’acteur civique a également rapporté qu’un activiste aurait prétendu avoir reçu 150 000 euros, soit près de 100 millions de FCFA, d’un membre de la délégation présidentielle en échange de déclarations hostiles envers le chef de l’État. À ce stade, il s’agit d’une allégation non vérifiée judiciairement.

Clarifier les relations pour préserver l’image de la République

C’est sur ce point précis que Geoffroy Foumboula Libeka Makosso exige des éclaircissements de la part de la présidence et des institutions. « Le président de la République et son équipe doivent mettre un terme à cette proximité excessive avec des activistes dont les seuls « exploits » résident dans l’outrage et les insultes », déclare-t-il. Selon lui, l’absence de sanctions judiciaires face à ces dérives pourrait renforcer chez leurs auteurs un sentiment d’impunité, voire encourager l’idée que l’outrance est un moyen d’accéder à la visibilité ou aux cercles du pouvoir.

Son analyse vise autant les responsables des propos que les institutions chargées de faire respecter la loi. Condamner publiquement une dérive sans engager de poursuites quand la loi l’autorise risque, selon lui, de banaliser ces comportements et d’affaiblir la crédibilité de l’État de droit.

Poursuivre les auteurs plutôt que laisser prospérer l’impunité

Geoffroy Foumboula Libeka Makosso appelle donc les autorités administratives et judiciaires à « engager des poursuites contre les auteurs de ces dérives ». Sans cela, estime-t-il, l’opinion pourrait en venir à croire que certains activistes bénéficient d’une protection particulière. Il enjoint également les internautes à jouer leur rôle : ne plus amplifier la viralité de ces contenus en se désabonnant des comptes concernés, en évitant de les partager et en utilisant les outils de signalement disponibles sur les plateformes.

Cette prise de position soulève une question plus large : quelle qualité pour le débat public gabonais ? La liberté d’expression est un pilier de la démocratie, même lorsqu’elle dérange le pouvoir. Mais pour Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, la contradiction politique doit rester un exercice d’argumentation, et non une entreprise d’humiliation. La critique est légitime ; l’infraction, elle, relève du tribunal.