ce 9 juin 2026 durée de lecture : 4 minutes
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La Cour des comptes de la République démocratique du Congo (RDC) vient de rendre public un rapport accablant sur la gestion des finances publiques sous le mandat de Félix Tshisekedi. Ce document, rendu public ce 9 juin 2026, souligne des dysfonctionnements majeurs dans l’administration et la transparence budgétaire, confirmant les critiques récurrentes adressées à l’exécutif congolais.
Parmi les points noirs mis en lumière, l’institution dénonce des dépenses publiques mal maîtrisées, des comptes non audités et une opacité persistante dans la gestion des fonds alloués aux projets stratégiques. Ces manquements, selon les magistrats financiers, entravent la bonne gouvernance et limitent l’impact des investissements dans les secteurs clés comme les mines ou les infrastructures.
Des irrégularités financières récurrentes pointées du doigt
Le rapport de la Cour des comptes révèle que plusieurs entreprises publiques, dont la Société des Mines de Kilo-Moto (Sokimo), n’ont pas respecté les règles de transparence financière. Des fonds importants ont été engagés sans justification claire, et certains contrats ont été attribués en violation des procédures légales. Ces pratiques, selon les observateurs, favorisent les risques de corruption et de détournement de deniers publics.
Les données compilées par les magistrats financiers montrent également que les dépenses engagées par certains ministères dépassent souvent les enveloppes budgétaires allouées, sans que des explications satisfaisantes ne soient fournies. Cette situation aggrave la pression sur les finances de l’État, déjà fragilisées par une économie en proie à des défis structurels.
Une gouvernance sous surveillance
Les révélations de la Cour des comptes interviennent dans un contexte où la pression sur Félix Tshisekedi s’intensifie, tant sur le plan national qu’international. Les partenaires techniques et financiers, ainsi que les citoyens, réclament une meilleure redevabilité de la part des autorités. Les attentes sont d’autant plus fortes que la RDC dispose de ressources naturelles considérables, mais peine à en tirer profit de manière équitable et durable.
Face à ces constats, l’exécutif congolais se retrouve sous le feu des projecteurs. Les autorités sont désormais sous pression pour réformer en profondeur les mécanismes de contrôle financier et renforcer la lutte contre la mauvaise gestion. Des mesures correctives sont attendues pour rassurer les bailleurs de fonds et restaurer la confiance des populations.
Quelles solutions pour redresser la situation ?
Pour sortir de cette impasse, les experts s’accordent sur la nécessité de renforcer l’indépendance de la Cour des comptes et de lui donner les moyens d’agir sans entrave. Une réforme des procédures de passation des marchés publics est également jugée indispensable pour limiter les dérives et garantir une utilisation transparente des fonds publics.
Par ailleurs, la mise en place d’un mécanisme de suivi rigoureux des dépenses publiques, couplée à des sanctions dissuasives en cas de manquement, pourrait contribuer à restaurer la crédibilité de l’État. Ces initiatives, si elles sont menées avec détermination, pourraient marquer un tournant dans la gestion des affaires publiques en RDC.
Alors que les défis restent immenses, la publication de ce rapport rappelle une fois de plus l’urgence d’agir. La transparence et la rigueur budgétaire doivent devenir les piliers d’une gouvernance enfin responsable, au service du développement et du bien-être des Congolais.

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