Le Mouvement politique ADCI a vivement réagi à l’empêchement de sortie du territoire infligé à son président, Assalé Tiémoko Antoine, ce 11 mai 2026. Alors que ce dernier s’apprêtait à embarquer pour le Canada dans le cadre d’une tournée de mobilisation politique en Amérique du Nord, il a été bloqué à la dernière minute à l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan.
Une interdiction non communiquée officiellement
Dans un communiqué publié en urgence, l’ADCI s’indigne de cette décision, qui n’a fait l’objet d’aucune notification officielle ni à son président, ni à ses avocats. Depuis le 22 avril 2026, Assalé Tiémoko est en liberté, après qu’une mesure de garde à vue ait été levée par le procureur adjoint. Pourtant, aucune restriction de voyage ne lui avait été signifiée jusqu’à cet incident.
Le 11 mai, après avoir accompli toutes les formalités de sortie du territoire, le président de l’ADCI a été convoqué au bureau du commissaire de l’aéroport à peine 20 minutes avant l’embarquement. Il lui a été signifié, sans preuve écrite, qu’il lui était « interdit de voyager » sur instruction du procureur de la République. Malgré ses tentatives pour joindre ce dernier, aucune confirmation écrite ne lui a été remise. L’avion a finalement décollé à 21h10, laissant Assalé Tiémoko sans réponse.
Les arguments de l’ADCI
L’ADCI qualifie cette situation de « piège destiné à humilier » son président, un républicain attaché aux institutions ivoiriennes. Le mouvement rappelle que Assalé Tiémoko n’a jamais eu l’intention de se soustraire à la justice. Dans un contexte où la tournée en Amérique du Nord était planifiée et annoncée publiquement lors d’un séminaire à Nantes en mars 2026, cette interdiction survient comme une surprise totale.
L’organisation exige des explications claires quant à cette restriction, jugée contraire au respect des droits et de la dignité des citoyens. Elle rappelle que toute mesure de restriction de mouvement doit être notifiée formellement et officiellement à la personne concernée, a fortiori lorsqu’il s’agit d’un élu de la Nation.
Réactions et suites à donner
L’ADCI a appelé ses militants au calme et à la sérénité, tout en promettant de tenir ses membres informés des prochaines étapes. Le mouvement insiste sur la nécessité de voir l’action publique s’exercer dans le plein respect des principes républicains et de la dignité humaine.
Cette affaire relance le débat sur la transparence des procédures judiciaires et administratives en Côte d’Ivoire, ainsi que sur le respect des libertés individuelles dans le cadre d’une démocratie.


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