25 mai 2026

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Investiture de Romuald Wadagni à la présidence du Bénin

L’histoire politique du Bénin a pris un nouveau tournant avec la proclamation solennelle des résultats de l’élection présidentielle. La Cour constitutionnelle, installée en tenue d’audience sur le podium, a ouvert la cérémonie avant de laisser place à l’acte fondateur du nouveau mandat.

Le moment le plus attendu a été la prestation de serment de Romuald Wadagni. Vêtu d’un costume sobre et d’une cravate bleue, il a levé la main droite pour jurer de respecter et de défendre la Constitution. Dans un engagement empreint de gravité, il a accepté de se soumettre aux rigueurs de la loi en cas de parjure.

Les symboles de la continuité républicaine

Ce serment a été salué par douze coups de canons retentissants. Romuald Wadagni a ensuite été proclamé Grand maître des ordres nationaux. La transition symbolique s’est achevée lorsque le chef d’état-major est monté à l’estrade pour lui remettre officiellement le drapeau national.

Dans son allocution, le nouveau président s’est engagé à servir le Bénin avec intégrité et courage. Il a placé son mandat sous le signe de l’État de droit et de la protection des libertés fondamentales. Sur le plan économique, il a promis aux citoyens une croissance inclusive, précisant que les retombées devront profiter à chaque famille du pays.

Sécurité nationale et diplomatie régionale

Concernant les enjeux de sécurité, Romuald Wadagni a affiché une fermeté absolue contre la menace terroriste, assurant que le Bénin ne faiblira pas face aux périls qui guettent sa stabilité.

La cérémonie, organisée sur l’esplanade du Palais des congrès, a rassemblé des figures majeures de la nation, dont les anciens présidents Nicéphore Soglo et Thomas Boni Yayi. Seize délégations étrangères ont également fait le déplacement. Parmi les invités figuraient des représentants de la France, ainsi que des délégations du Togo, du Nigeria, du Burkina Faso et du Niger.

Malgré un contexte diplomatique parfois délicat avec certains de ses voisins, notamment le Niger, le chef de l’État a exprimé sa volonté de renforcer la coopération régionale. Saluant chaleureusement la présence des pays limitrophes, il a rappelé une réalité géographique et historique : les nations de la région sont condamnées à travailler de concert pour leur avenir commun.