Kemi Seba est toujours incarcéré en Afrique du Sud. Interpellé à la mi-avril pour des violations des lois sur l’immigration, l’activiste a essuyé un refus catégorique de sa demande de libération sous caution de la part des juges de Pretoria.
Interpellé en pleine tentative de fuite
L’affaire débute à la mi-avril 2026 à Pretoria, capitale administrative sud-africaine. Kemi Seba est arrêté par les forces de l’ordre lors d’une opération d’infiltration. Il se trouve alors en compagnie de son fils et d’un militant identitaire afrikaner local, François van der Merwe.
Les premiers éléments indiquent que le leader panafricaniste séjournait illégalement en Afrique du Sud, son visa ayant expiré. L’opération policière l’a intercepté alors qu’il s’apprêtait à franchir clandestinement la frontière pour se réfugier au Zimbabwe. Kemi Seba est désormais accusé de graves infractions aux règles d’immigration.
Le parquet bloque la caution
Dès les premières audiences, la défense de Kemi Seba a déposé une demande de mise en liberté sous caution pour lui permettre de préparer sa défense librement. Mais le parquet sud-africain s’y est fermement opposé, qualifiant le détenu de « profil à haut risque ».
Pour justifier le maintien en détention, l’accusation a avancé plusieurs arguments lourds :
- Risque de fuite avéré : Ayant déjà été arrêté alors qu’il tentait de passer au Zimbabwe, le parquet estime qu’une libération sous caution favoriserait une nouvelle tentative d’évasion.
- Soupçons d’activités criminelles internationales : Au-delà du délit migratoire, les autorités sud-africaines ont évoqué des soupçons persistants de planification d’attaques terroristes sur le sol européen, ce qui alourdit considérablement le dossier politique et sécuritaire de l’activiste.
Détention maintenue
Après plusieurs reports de l’examen de sa motion de caution, la justice sud-africaine a finalement donné raison à l’accusation. Le tribunal a jugé que les éléments présentés par le ministère public suffisaient à justifier le maintien en détention provisoire.
Kemi Seba reste donc incarcéré dans une prison sud-africaine, dans l’attente de la suite des procédures judiciaires concernant son statut migratoire et les charges de sécurité nationale qui pèsent sur lui.
