La Côte d’Ivoire démontre une capacité exceptionnelle à attirer les capitaux internationaux, dépassant largement ses propres ambitions. Le pays a sécurisé des engagements de plus de 80 milliards de dollars pour son Plan national de développement (PND), un succès qui reflète la robustesse de son économie et sa stabilité retrouvée, des facteurs clés pour les investisseurs.
Le ministre du Plan a récemment annoncé que la Côte d’Ivoire a obtenu des investissements publics internationaux quatre fois supérieurs à ses prévisions initiales pour financer son Plan national de développement à l’horizon 2030.
Cette performance confirme l’attractivité économique du pays, caractérisée par l’une des croissances les plus dynamiques de la région – avec une moyenne de 6,5% ces dernières années – et une stabilité politique retrouvée après une décennie de turbulences au début des années 2000.
Un événement majeur s’est tenu à Abidjan, réunissant des membres du gouvernement et des centaines d’investisseurs publics et privés. L’objectif était de mobiliser des fonds pour le PND, un programme ambitieux qui englobe des initiatives sécuritaires, la modernisation de l’agriculture (qui représente 20% du PIB), la création et le soutien d’entreprises nationales phares, ainsi que le développement d’infrastructures routières majeures, y compris un projet de TGV.
Des financements largement supérieurs aux attentes
Initialement, la Côte d’Ivoire visait un « financement public d’environ 20 milliards de dollars ». Cependant, les « partenaires au développement se sont engagés à accompagner la Côte d’Ivoire pour plus de 80 milliards de dollars, soit quatre fois le montant que nous sollicitions », a précisé le ministre Souleymane Diarrassouba en marge de l’événement.
Parmi les principaux contributeurs figurent des institutions financières internationales de premier plan telles que la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) et l’Union européenne.
« Cela témoigne que l’ensemble de nos indicateurs sont quasiment au vert », a-t-il affirmé, rappelant que le pays anticipe également plus de 70% des financements du secteur privé, ce qui représente plus de 147 milliards de dollars.
Le coût total estimé du PND s’élève à 209 milliards de dollars, avec une contribution significative de l’État ivoirien.
L’attractivité de la Côte d’Ivoire s’était déjà manifestée en février dernier lors d’une levée de fonds de 1,3 milliard de dollars sur les marchés internationaux, obtenue à un taux d’intérêt particulièrement avantageux pour une économie émergente.
Plus récemment, fin juin, le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé le déblocage de près de 833 millions de dollars en faveur du pays, dans le cadre de divers programmes d’assistance.
Le FMI a salué une économie « résiliente », tout en prévoyant un léger ralentissement de la croissance à 6% en 2026, contre 6,5% en 2025, et une inflation qui devrait atteindre environ 3,3% cette année.
L’économie ivoirienne, traditionnellement axée sur l’agriculture, poursuit depuis plusieurs années une stratégie de diversification, notamment grâce à de récentes découvertes minières, gazières et pétrolières.

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