À New York, les 8 et 9 juillet, le Gabon a fermement exprimé sa volonté de renforcer la collaboration sécuritaire mondiale. Lors du 5ᵉ Sommet des chefs de police des Nations unies (UNCOPS), Adrien Nguema Mba, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, a mis en lumière l’impératif d’un échange d’informations en direct et d’une collecte de données coordonnée. Accompagné du général Serge Hervé Ngoma, commandant en chef des Forces de police nationale, le ministre a souligné l’urgence d’une riposte collective face à l’ampleur des menaces contemporaines : criminalité organisée, terrorisme et réseaux délinquants qui transcendent les frontières nationales.
Lors des sessions dédiées aux liens complexes entre conflits, instabilité et criminalité transnationale, le représentant gabonais a martelé que les défis sécuritaires actuels exigent une synergie policière sans précédent. Un flux rapide d’intelligence est, à ses yeux, un atout indispensable pour prévenir les dangers, harmoniser les actions et optimiser les systèmes de sécurité nationaux. Le Gabon, par cette prise de position, affiche sa détermination à s’engager dans des partenariats robustes avec les entités régionales et internationales œuvrant contre la criminalité.
Le Gabon, fer de lance d’une sécurité collaborative
Pendant son séjour new-yorkais, Adrien Nguema Mba a également détaillé l’historique et la profondeur des initiatives gabonaises en matière de collaboration policière. Le Gabon, acteur engagé, est membre du Comité des chefs de police de l’Afrique centrale (CCPAC) depuis 1997 et prend activement part aux dispositifs de coopération policière de la CEMAC. Il utilise également le réseau de communication sécurisé I-24/7 d’Interpol. Récemment, la capitale gabonaise, Libreville, a formalisé des ententes stratégiques avec des organisations clés comme l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), l’Organisation mondiale des douanes et Interpol, dans le but d’intensifier la répression des trafics illicites et de la criminalité organisée.
Le Sommet a également été l’occasion d’ébaucher l’avenir de la Police des Nations unies (UNPOL). À cet égard, le Gabon a préconisé l’adoption d’un modèle de soutien policier plus flexible, davantage spécialisé et ancré dans une véritable autonomie nationale. Les autorités gabonaises sont convaincues que la stabilité planétaire repose désormais sur des partenariats consolidés, une fluidité accrue des informations et une coopération opérationnelle apte à relever avec efficacité les enjeux sécuritaires du XXIᵉ siècle.

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