
Les convocations d’Oswald Baboke, directeur adjoint du cabinet civil du président camerounais, devant le Tribunal criminel spécial suscitent de vives interrogations dans les cercles politiques de Yaoundé. Alors que l’affaire reste discrète, plusieurs sources évoquent des enjeux liés à la gestion de fonds publics et à des contrats controversés. Baboke, proche collaborateur de Paul Biya, se retrouve au cœur d’une procédure qui pourrait ébranler les équilibres au sein de la présidence.
Un calendrier judiciaire sous tension
D’après des informations recueillies auprès de proches du dossier, les premières auditions se sont déroulées à huis clos, dans une ambiance tendue. Les avocats de la défense préparent une contre-offensive juridique, tandis que l’accusation semble déterminée à faire la lumière sur des transactions suspectes. Le Tribunal criminel spécial, créé pour juger les délits financiers de haut niveau, engage ici une procédure qui pourrait avoir des répercussions politiques majeures.
Les observateurs notent que l’ancien responsable de la cellule des marchés publics est également visé par des enquêtes préliminaires portant sur des surfacturations et des détournements présumés. Si aucune charge formelle n’a encore été retenue, la convocation de Baboke est perçue comme un signal fort envoyé à la classe dirigeante camerounaise.
Des coulisses agitées
Dans l’entourage du palais, on tente de minimiser l’impact de ces convocations, les qualifiant de « simple procédure administrative ». Mais les spéculations vont bon train : certains y voient un règlement de comptes entre factions rivales au sein du régime, d’autres une tentative de Paul Biya de démontrer sa volonté de lutte contre la corruption à quelques mois de l’élection présidentielle. Oswald Baboke, lui, continue de clamer son innocence et assure qu’il coopérera pleinement avec la justice.
L’affaire, qui reste encore largement confidentielle, pourrait prendre une ampleur médiatique dans les semaines à venir. D’ores et déjà, les milieux d’affaires camerounais suivent de près l’évolution de ce dossier susceptible de rebattre les cartes politiques.

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