13 mai 2026

Ligue 1 : « L’objectif, c’est le 30 mai »… Pour le PSG, le match du titre à Lens est avant tout une préparation à sa finale de Ligue des champions

Ligue 1 : « L’objectif, c’est le 30 mai »… Pour le PSG, le match du titre à Lens est avant tout une préparation à sa finale de Ligue des champions

Après leur victoire contre Brest le week-end dernier (1-0), les Parisiens sont quasiment assurés de remporter le championnat, même en cas de défaite contre leur dauphin dans ce match en retard de la 29e journée, mercredi.

Article rédigé par Mateo Calabrese
France Télévisions – Rédaction Sport
Publié
Temps de lecture : 3min
Le Parisien Senny Mayulu au duel avec le Lensois Adrien Thomasson, le 14 septembre 2025 au Parc des Princes à Paris. (FRANCK FIFE / AFP)

« Champion à 99,9 % » : voilà le statut du Paris Saint-Germain, selon les mots de Luis Enrique lui-même, au moment d’aborder son déplacement à Lens, deuxième, mercredi 13 mai. Avec six points d’avance et quinze buts d’écart au goal-average, et deux matchs restants, l’issue du championnat ne fait plus aucun doute, même si les Parisiens venaient à s’incliner au Stade Bollaert-Delelis.

Un faux suspense qui ne déplaît pas à l’entraîneur parisien, qui n’a plus qu’une perspective : « Arriver dans les meilleures conditions physiques, mentales, individuelles et collectives pour le match du 30 mai », contre Arsenal en finale de Ligue des champions. Comprendre : gérer les bobos de certains cadres, en faire souffler d’autres et donner du rythme à tous les joueurs.

« Gérer la charge des minutes »

À Munich, lors de la demi-finale retour, huit des 11 titulaires parisiens comptaient moins de 1 350 minutes de jeu en Ligue 1 (l’équivalent de 16 matchs pleins, sur 31 journées). Fidèle à sa gestion calibrée des états de forme, Luis Enrique ne s’en cache pas : il n’alignera pas forcément son onze type contre son dauphin, même si Lens est le dernier adversaire en mesure d’offrir une répétition grandeur nature. « La chose la plus importante pour moi, c’est de gérer et analyser individuellement la charge de minutes pour arriver au match de la finale de Ligue des champions dans les meilleures conditions », expliquait l’ancien sélectionneur de la Roja après la victoire contre Brest, dimanche (1-0).

« Je suis sûr qu’on va être compétitifs à Lens et contre le Paris FC mais l’objectif, c’est le match du 30 mai. »

Luis Enrique, entraîneur du PSG,

en conférence de presse.

Les joueurs parisiens ne manient pas plus la langue de bois. « Lens est une très belle équipe, mais je pense que ça n’a rien à voir avec une finale de Ligue des champions, c’est vraiment à part, jugeait Désiré Doué après avoir donné la victoire aux siens contre Brest. De tous les matchs qu’on a joués cette saison, il n’y en a pas un qui lui ressemblera. » L’homme du match de la dernière finale de C1, comme ses deux compères d’attaque, a déjà soufflé contre Brest. Mais Fabian Ruiz et Marquinhos, qui ont enchaîné dimanche après la demi-finale retour à Munich, pourraient, par exemple, être préservés à leur tour, sauf si l’entraîneur parisien juge que le milieu espagnol doit retrouver du rythme.

Valider les satisfactions tactiques

Le staff parisien pourrait aussi en profiter pour réitérer certaines expérimentations. Le replacement de Lucas Beraldo, installé en sentinelle depuis un mois en Ligue 1 et entré dans ce rôle à Liverpool et Munich à un quart d’heure du terme, semble acté, et celui de Senny Mayulu dans le couloir droit de la défense donne déjà satisfaction.

« Pour jouer latéral au Paris Saint-Germain, la première chose que tu dois avoir, c’est le moteur, analyse Luis Enrique. C’est ce qu’a Hakimi, c’est ce qu’a Warren [Zaïre-Emery]. Senny Mayulu a aussi le moteur et c’est important. Après, il y a sa qualité, il a montré qu’il a le niveau offensif et défensif. » Convaincant à ce poste contre Lorient et Brest, le titi de 19 ans peut montrer, face à une adversité plus relevée, qu’il est une doublure crédible à Warren Zaïre-Emery si Achraf Hakimi n’est pas rétabli à temps pour la finale.

Senny Mayulu lors du match du PSG contre Brest, le 10 mai 2026 au Parc des Princes à Paris. (JEAN CATUFFE / AFP)

Même du côté lensois, les têtes ne sont plus vraiment à cette fausse finale, qui aurait pu en être une vraie si elle n’avait pas été repoussée par la Ligue à la demande du PSG, et malgré l’opposition lensoise. « La deuxième place est validée, il faut la Coupe de France maintenant », a tranché Pierre Sage, déjà tourné vers la finale contre Nice après la victoire en ouverture de la 33e journée contre le FC Nantes (1-0).

Avant même le succès parisien contre Brest, l’entraîneur des Sang et Or n’espérait plus doubler les Parisiens. « On a essayé de les pousser dans leurs retranchements, mais on a loupé quelques virages dans notre saison qui est imparfaite. Pour les surclasser, il faut faire une saison parfaite », admettait-il. Avant de se mouiller, un peu sur l’issue de la Ligue 1, mais surtout sur celle de la C1 : « Bravo à eux, ils ont réussi à gagner un autre titre et sûrement une deuxième Ligue des Champions. »