28 mai 2026

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Mali : Assimi Goïta redéfinit les contours du terrorisme lors de l’Aïd el-Kébir

Le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a profité de la célébration de l’Aïd el-Kébir, le 27 mai 2026, pour délivrer un message politique fort depuis le palais de Koulouba. Devant un parterre de dignitaires, comprenant le Premier ministre, les membres du Conseil national de Transition et le corps diplomatique, le chef de l’État a officiellement élargi le concept de terrorisme aux domaines médiatique, économique et politique.

Un cadre sécurisé pour la prière solennelle

Contrairement à la tradition qui veut que la cérémonie se déroule à la grande mosquée de Bagadadji, la prière s’est tenue cette année dans l’enceinte du palais présidentiel de Bamako. Ce changement de lieu a été dicté par des impératifs de sécurité liés au contexte actuel de la capitale. Sous la direction de l’imam Mahmoud Touré, les fidèles ont prié pour le retour définitif de la stabilité et de la paix sur l’ensemble du territoire malien.

Une dénonciation des pressions internationales

Dans sa déclaration consécutive à la prière, Assimi Goïta a dressé le portrait d’un Mali confronté à des menaces hybrides. Il a introduit le terme de « terrorismes multiformes » pour désigner non seulement les attaques armées, mais aussi les campagnes de désinformation médiatique et les sanctions économiques imposées de l’extérieur. Selon le général, ces manœuvres visent à déstabiliser la souveraineté nationale, mais il a assuré que la détermination du peuple restait intacte face à ces récits qu’il juge manipulés.

Le président a réitéré sa confiance envers les Forces armées maliennes (FAMA) et leurs alliés, affirmant que l’offensive militaire ne s’arrêterait qu’une fois la pacification totale du pays atteinte. Il a également souligné que le processus de refondation, baptisé Mali Kura, était désormais un engagement irréversible pour la nation.

Poursuite des opérations militaires sur le terrain

Cette prise de parole intervient dans un climat de tension, un mois après les affrontements violents impliquant le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et le Front de libération de l’Azawad (FLA). Ces combats, marqués par la disparition du ministre de la Défense Sadio Camara le 25 avril 2026, ont conduit les autorités à intensifier les appels à l’unité nationale. Actuellement, les unités des FAMA, épaulées par le Corps africain, maintiennent une pression constante dans les secteurs de Ségou, Ménaka et Kidal afin de sécuriser ces régions stratégiques.