22 juillet 2026

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Me Félicité Zeifman fustige Fridolin Nke : le Cameroun face à l’éclipse de la pensée critique

une tribune engagée

Me Félicité Zeifman : « Fridolin Nke incarne le naufrage des valeurs intellectuelles au Cameroun »

Armand Djaleu
||4 min de lecture
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Me Félicité Zeifman, avocate de la famille du journaliste martyrisé Martinez Zogo, frappe fort contre l’intellectuel Fridolin Nke.

Dans une réplique cinglante, elle dénonce la dégradation du débat public au Cameroun, où les figures médiatiques, au lieu d’éclairer l’opinion, se complaisent dans des postures grotesques et des attaques personnelles stériles.

L’avocate, qui subit elle-même une campagne de harcèlement systématique orchestrée par certains médias alignés sur les accusés, fustige l’attitude de Fridolin Nke. Ce dernier, qu’elle qualifie de « philosophe du crachoir » ou d’expert en discernement, incarne selon elle ce que le Cameroun compte de pire : des intellectuels prêts à instrumentaliser leur notoriété pour étouffer la vérité au nom d’allégeances partisanes.

Pour Me Zeifman, la situation est symptomatique d’un système où la réflexion cède le pas à la provocation gratuite, où la défense des victimes est perçue comme une agression, et où la parole publique devient un instrument de manipulation plutôt que de progrès.

L’intervention de Me Zeifman : un réquisitoire sans appel

Son texte, d’une rare virulence, cible directement les dérives d’un débat public camerounais où la recherche de la vérité s’efface derrière la quête de visibilité. Fridolin Nke, figure controversée des ondes, est devenu le symbole de cette dérive : un homme qui transforme les drames judiciaires en spectacles, où la dignité des victimes est bafouée au nom d’une rhétorique creuse.

Me Zeifman y voit la preuve d’un effondrement des valeurs intellectuelles, où l’érudition se mesure moins à la pertinence des arguments qu’à la capacité à captiver les foules par des saillies grossières. Un phénomène qu’elle résume par cette formule : « le vrai sacre des clowns ».

La réplique intégrale de Me Zeifman : une condamnation sans appel

« Ah, Fridolin Nke, ce philosophe du crachoir !

(Ou comment un soi-disant expert en discernement atteint des sommets de ridicule inégalés.)

Ô Fridolin, toi qui prétends incarner la pensée camerounaise, tu n’es qu’un Descartes des ruelles, un Kant des trottoirs, un Socrate dont la dialectique s’est corrompue en invectives. Qui oserait s’en prendre à une femme défendant la mémoire d’un martyr sans finir par ressembler à un chien aboyant contre son propre reflet dans une flaque d’eau ?

Au début, j’ai cru à un pamphlétaire aigri, rongé par la jalousie. Puis j’ai vu ton nom. Et tout est devenu clair. Comment un doctorat en philosophie peut-il conduire à une telle déchéance morale ? Les grands esprits africains ont-ils tous sombré dans la médiocrité la plus crasse ?

Ton style, ce mélange de grandiloquence de bistrot et de misogynie de comptoir, rappelle les pires heures de la polémique stérile. Une arrogance pathétique, nourrie par une indignation sélective et un mépris affiché pour les principes élémentaires de la décence.

Tu te dis expert en discernement ? Quelle imposture ! Quand la pensée devient un outil de propagande, quand la réflexion cède le pas à la bassesse, la discipline intellectuelle n’est plus qu’un lointain souvenir. Fridolin Nke : l’expert en discernement… et en autodérision involontaire.

Le Cameroun mérite mieux que ces clowns qui transforment les tragédies en divertissement. »

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