12 septembre 2026

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Niger : le général Tiani remplace le chef d’état-major après la mutinerie déjouée

Au Niger, un remaniement à la tête des forces armées a été opéré par le général Abdourahamane Tiani, chef de la junte au pouvoir. Le général de brigade Mamane Sani Kiaou a été nommé chef d’état-major des Armées, succédant ainsi au général Moussa Salaou Barmou. Cette décision intervient deux semaines après une tentative de mutinerie qui a secoué le pays fin août 2026.

L’information a été rendue publique par un communiqué officiel diffusé à la télévision nationale. Le décret de nomination, signé le 11 septembre 2026, met fin aux fonctions du général Barmou sans que les raisons de ce changement n’aient été précisées.

Un nouveau visage à la tête des armées nigériennes

Le général Kiaou n’est pas un inconnu du sérail. Avant cette promotion, il occupait le poste de chef d’état-major de l’armée de Terre. Ses proches le décrivent comme un « homme de terrain aguerri », soulignant son expérience dans les opérations de lutte contre les groupes jihadistes dans les régions de Tillabéri et de Diffa.

Il a également joué un rôle clé dans les négociations ayant conduit au retrait des forces françaises et américaines du Niger, après le coup d’État de juillet 2023. Selon les médias officiels nigériens, le général Kiaou venait d’achever une tournée des principales garnisons du pays, avec pour objectif de « ramener la cohésion au sein des soldats ».

Une mutinerie déjouée fin août

Pour rappel, fin août 2026, les autorités nigériennes ont annoncé avoir déjoué une tentative de mutinerie militaire. Des combats avaient éclaté dans plusieurs secteurs sensibles de Niamey, notamment aux abords de la présidence, de l’aéroport international et d’une base militaire attenante. Cet événement a mis en lumière les tensions persistantes au sein de l’appareil sécuritaire nigérien.

Le Niger reste dirigé par le général Tiani depuis le putsch de juillet 2023, qui a renversé le président élu Mohamed Bazoum. Ce dernier est toujours détenu à ce jour.