9 septembre 2026

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RDC : l’urgence de protéger les civils face aux violations des droits humains

La 63e session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies s’est ouverte lundi à Genève. Cette rencontre annuelle permet d’examiner la situation des droits humains à travers le monde. En République démocratique du Congo, les atteintes aux droits fondamentaux demeurent préoccupantes, particulièrement dans l’est du territoire.

Dans cette région, les civils subissent de nombreuses exactions, notamment des frappes de drones. À l’ouest, des organisations de défense des droits humains signalent des arrestations arbitraires et des détentions dans des lieux non officiels.

Des exactions documentées, mais des responsables rarement inquiétés

Les défenseurs des droits humains jugent la situation très alarmante en RDC, tant dans l’est, partiellement contrôlé par l’AFC/M23, que dans l’ouest, sous administration gouvernementale. Les Nations unies et diverses organisations locales et internationales continuent de recenser ces violations, mais les auteurs restent souvent impunis.

« Les Nations unies documentent ces exactions, tout comme les organisations internationales et locales. Sur le territoire administré par le gouvernement, des personnes sont détenues dans des prisons officielles ou des cachots clandestins, sans que l’on connaisse les motifs de leur détention. Les responsables de ces violations sont rarement poursuivis », déplore Jean-Claude Katende, président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO). Son organisation ne cesse de dénoncer cette impunité.

La CNDH demande des sanctions contre l’AFC/M23

La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) estime que les violations les plus graves sont le fait de l’AFC/M23. Elle appelle la communauté internationale à prendre des sanctions contre ces rebelles.

« Nous déplorons les violations extrêmes des droits humains et les atteintes au droit à la vie dans les zones occupées par le M23. Ces actes touchent au cœur même des droits de l’homme. Sur l’ensemble du territoire, nous devons démontrer à Genève que certaines violations relèvent de catégories traditionnelles qui exigent des conditions économiques solides », souligne Paul Nsapu, président de la CNDH.

Au-delà des discussions genevoises, les défenseurs des droits humains en RDC réclament des actions concrètes. Pour eux, l’enjeu principal reste la justice : documenter les violations, identifier les coupables et mettre fin à l’impunité.