14 août 2026

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Rejet massif des amendements de diomaye faye à l’assemblée nationale

L’assemblée nationale sénégalaise enterre les amendements de Diomaye Faye sur les crédits spéciaux

l’assemblée nationale sénégalaise enterre les amendements de Diomaye Faye sur les crédits spéciaux

Entre l’exécutif et le législatif, les tensions autour du vote des textes s’intensifient, révélant des divergences profondes sur la gestion des finances publiques.

La tension entre le Palais présidentiel et l’Assemblée nationale s’aggrave après le rejet massif des amendements proposés par le gouvernement sur la proposition de loi relative aux crédits spéciaux. Une bataille juridique et politique qui s’annonce sans précédent.

Un changement de stratégie surprise de la part de Diomaye Faye

Alors que la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire, présidée par Cherif Ahmed Dicko, examinait la proposition de loi portée par Guy Marius Sagna, Mame Diarra Bèye et Alphonse Mané Sambou, une décision inattendue a été prise. Le président Diomaye Faye a signé un décret d’intérim le 7 août pour remplacer Cheikh Diba, ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, par Me Moussa Sarr, garde des Sceaux.

L’arrivée de ce dernier en commission technique a immédiatement suscité des interrogations. Après avoir émis des réserves sur la rédaction de la proposition de loi, il a déposé six amendements. Une manœuvre qui a provoqué une suspension des travaux, suivie de débats houleux.

Tous les amendements du gouvernement rejetés par les députés de Pastef

Les parlementaires du parti au pouvoir ont opposé une fin de non-recevoir aux six amendements introduits par Me Moussa Sarr. Seul celui d’Alphonse Mané Sambou a été adopté, modifiant l’article 8 pour renforcer le rôle de la Commission des Finances dans le contrôle des crédits spéciaux.

Parmi les amendements rejetés, celui visant à étendre la définition des crédits spéciaux aux dépenses liées à la préservation de l’ordre social, des valeurs africaines et de la stabilité nationale. Une proposition jugée trop large par les députés, qui ont préféré une définition plus restrictive centrée sur la défense, la sécurité et les activités de renseignement.

Un nouveau bras de fer en perspective pour la séance plénière

Le gouvernement, déterminé à faire passer ses amendements, pourrait à nouveau invoquer l’article 82 lors de la prochaine séance plénière. Une stratégie déjà utilisée récemment, mais qui risque de se heurter à l’opposition farouche du président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko. Ce dernier a clairement indiqué qu’il s’opposerait au vote bloqué, sauf pour les projets de loi.

Une nouvelle saisine du Conseil constitutionnel semble inévitable, prolongeant ainsi le conflit institutionnel entre l’exécutif et le législatif.