Tchad, Cameroun et Centrafrique unissent leurs forces pour digitaliser le fret en Afrique centrale
Trois pays d’Afrique centrale viennent de franchir une étape majeure vers une logistique plus performante. Le Bureau national de fret terrestre du Tchad (BNFT), les autorités camerounaises et leurs homologues centrafricains ont officialisé un pacte de digitalisation des corridors commerciaux visant à transformer les échanges dans la région d’ici 2030.
Un système de transport repensé grâce au numérique
Cet accord historique a pour ambition de moderniser les infrastructures de transit des marchandises. En automatisant les procédures administratives liées au fret, les trois nations espèrent accélérer le mouvement des biens tout en renforçant la sécurité des opérations. La digitalisation des corridors permettra de réduire les délais de traitement et d’éviter les goulots d’étranglement dans les ports et aux frontières.
Selon les responsables, cette transformation numérique est indispensable pour s’adapter aux exigences d’un marché régional en pleine évolution. « Ce partenariat marque un tournant dans notre approche du transport transfrontalier », a déclaré Saleh Youssouf Erda, directeur général du BNFT. « En intégrant des solutions digitales, nous sécurisons les échanges et optimisons chaque étape du transit des marchandises. »
Des bénéfices immédiats pour les opérateurs économiques
Les experts du secteur soulignent que cette initiative aura un impact direct sur les entreprises locales et internationales. Les formalités simplifiées et les traçabilités en temps réel offriront une visibilité accrue sur les mouvements de fret. De plus, la sécurisation des données réduira les risques de fraude et de pertes, ce qui renforcera la confiance des investisseurs.
Les autorités des trois pays ont également insisté sur l’importance de cette collaboration pour stimuler l’intégration économique en Afrique centrale. En fluidifiant les échanges, le pacte favorisera le développement des échanges commerciaux entre les États membres, tout en ouvrant de nouvelles opportunités pour les PME et les grands groupes.
Une feuille de route claire pour les années à venir
Le calendrier prévoit des étapes concrètes pour la mise en œuvre de ce projet. Les premières phases incluront l’harmonisation des systèmes informatiques entre les pays, suivie de la formation des agents chargés du transit. L’objectif final reste inchangé : créer un écosystème logistique interconnecté, capable de rivaliser avec les standards internationaux.
Cette avancée s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation des infrastructures en Afrique centrale. Les dirigeants des trois nations ont réaffirmé leur engagement à concrétiser ces changements pour faire de la région un hub commercial incontournable.

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