26 mai 2026

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Témoignage de Joseph Figueira : deux ans de captivité entre les mains de Wagner en République centrafricaine

Deux ans après son arrestation brutale à Zemio, dans le sud-est de la République centrafricaine, Joseph Figueira brise le silence. Ce chercheur de nationalité belgo-portugaise, dont la liberté n’a été recouvrée que le 7 avril dernier pour des motifs humanitaires, revient sur une épreuve qui a failli lui coûter la vie. Aujourd’hui en pleine reconstruction au Portugal auprès des siens, il livre un récit glaçant sur ses mois de détention.

L’enfer des geôles de Bria

Le souvenir le plus sombre de son incarcération reste sans doute son passage par Bria. C’est dans cette localité que Joseph Figueira a véritablement côtoyé la mort. Enfermé dans des cachots secrets gérés par les paramilitaires du groupe Wagner, il décrit un environnement où l’espoir s’estompe face à la dureté des conditions. « À Bria, j’ai vraiment cru que je n’allais pas survivre », confie-t-il, soulignant la détresse absolue ressentie durant cette période.

Le Belgo-Portugais Joseph Figueira Martin.

Une arrestation préméditée ?

Au-delà de la survie quotidienne, une question demeure centrale : pourquoi lui ? Joseph Figueira s’interroge sur les raisons réelles de son interpellation par les mercenaires. Était-ce le fruit d’un malheureux hasard géographique ou une opération de propagande politique soigneusement orchestrée ? Son profil de chercheur semble avoir été instrumentalisé dans un contexte de tensions complexes en République centrafricaine.

Après avoir transité par les prisons de Bangui, sa libération marque la fin d’un tunnel de deux ans. Bien que physiquement libre, le processus de guérison ne fait que commencer pour celui qui a vécu de l’intérieur les méthodes de détention liées au groupe Wagner sur le sol centrafricain.