24 juillet 2026

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Transparence dans l’or : Cameroun et rdc face à leurs responsabilités

L’or, ressource stratégique pour le Cameroun et la République démocratique du Congo, soulève de vives questions sur la gestion de ses revenus. Malgré les avancées notables, les mécanismes de contrôle et de redistribution des bénéfices issus de l’exploitation aurifère restent largement perfectibles. Les acteurs locaux comme étrangers doivent désormais rendre des comptes, comme le souligne un rapport récent de l’Institut d’études de sécurité.

Des écarts préoccupants entre déclarations et réalités

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2023, le Cameroun a officiellement exporté seulement 22 kilos d’or, tandis que les importateurs étrangers revendiquent l’achat de 15 tonnes. Cette différence abyssale révèle des failles majeures dans la traçabilité des flux. L’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) alerte sur ces dysfonctionnements, qui privent les États de ressources essentielles pour leur développement.

Un bulldozer d'une société minière chinoise sur un site d'exploitation d'or à Betare Oya, Cameroun, en 2018.

Les acteurs miniers sous le feu des critiques

Les opérateurs, qu’ils soient nationaux ou internationaux, sont pointés du doigt pour leur manque de transparence. Les revenus générés par l’or ne profitent pas suffisamment aux populations locales, dénonce la professeure Aïcha Pemboura, chercheuse à l’Observatoire du crime organisé et de la violence en Afrique centrale. Selon elle, les infrastructures et services publics peinent à bénéficier des retombées économiques de cette filière pourtant lucrative.

Des solutions pour une exploitation responsable

Face à ces constats, plusieurs pistes sont envisagées pour renforcer la gouvernance du secteur. Parmi elles :

  • L’amélioration des systèmes de traçabilité de l’or, afin de garantir une déclaration exhaustive des exportations ;
  • La mise en place de mécanismes de reddition des comptes plus stricts pour les entreprises minières ;
  • Le renforcement des contrôles sur les flux financiers liés à l’extraction aurifère.

Ces mesures visent à assurer une répartition équitable des richesses, tout en luttant contre les pratiques frauduleuses qui sapent la crédibilité des États.

L’enjeu est double : d’une part, sécuriser les revenus pour financer des projets sociaux et économiques, et d’autre part, restaurer la confiance des citoyens envers leurs institutions.