11 août 2026

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Fonds spéciaux : Sonko, premier Premier ministre à en bénéficier selon Aly Ngouille Ndiaye

Un précédent historique dans l’utilisation des fonds spéciaux

Lors d’une intervention télévisée récente, l’ex-ministre Aly Ngouille Ndiaye a révélé une information majeure concernant l’utilisation des fonds spéciaux au Sénégal. Selon lui, Ousmane Sonko serait le premier Premier ministre à en avoir bénéficié au cours de son mandat à la primature. Une déclaration qui suscite de vives réactions et relance le débat sur la transparence des finances publiques.

Les détails d’une pratique inédite

Aly Ngouille Ndiaye a précisé que Boun Abdallah Dione, ancien Premier ministre décédé, n’avait pas eu accès à ces fonds particuliers. Quant à Amadou Ba, il n’aurait pas non plus bénéficié de cette enveloppe, son mandat ayant été interrompu avant la mise en place des dispositifs concernés. Une situation qui, selon l’ex-ministre, confirme l’introduction de ces fonds avec l’arrivée de Sonko à la tête du gouvernement.

Des chiffres qui interrogent

L’ancien ministre a également évoqué des montants précis : « Certains évoquent une attribution trimestrielle, d’autres annuelle. Si l’on considère une enveloppe annuelle, Sonko aurait disposé d’environ 8 milliards de Fcfa. » Il a ajouté que les premiers 1,7 milliard de Fcfa auraient été entièrement utilisés en un temps record, une rapidité qui, selon lui, plaiderait en faveur d’une attribution trimestrielle plutôt qu’annuelle. « Si cet argent a été entièrement consommé et qu’aucun reliquat n’a été transmis à son successeur, cela signifie que Sonko a bel et bien utilisé ces ressources », a-t-il souligné.

Appel à la transparence et aux commissions d’enquête

Aly Ngouille Ndiaye n’a pas manqué de critiquer le manque de clarté autour de l’utilisation de ces fonds. Il a appelé à une enquête parlementaire pour faire la lumière sur leur gestion : « La première chose à faire serait de clarifier comment ces 1,7 milliard de Fcfa ont été dépensés. » Pour lui, cela permettrait de déterminer si Sonko a donné un exemple en la matière ou, au contraire, s’il a contribué à alimenter les suspicions de détournement.

Il a également pointé du doigt le décalage entre les discours et les actes : « On nous dit souvent qu’ils ne veulent pas instrumentaliser les institutions. Pourtant, la réalité montre que les pratiques ne correspondent pas toujours aux promesses. » Une affirmation qui rappelle l’importance de la redevabilité dans la gestion des deniers publics.