La mi-juillet, l'Etat gabonais est aux prises avec une échéance à la fois inattendue et attendue. Le Comité d'audit et de consolidation des passifs exigibles lancé par le ministre de l'Economie Thierry Minko devrait livrer ses conclusions sur un stock de dette publique estimé à 8,7 milliards FCFA, soit entre 70 et 74 % du PIB. Cette convergence des calendriers des audits est pour une grande partie due à la chute de l'eurobond gabonais 2031 et du spread souverain gabonais, qui traduisent un pari des marchés sur la trajectoire de transparence engagée par le gouvernement gabonais.
Les résultats de ces audits seront essentiels pour l'assainissement des finances publiques. On peut s'attendre à une vague de poursuites judiciaires ciblant des décideurs sous le régime d'Ali Bongo, qui présente ces audits comme un préalable indispensable à leur issue.
La situation financière du Gabon est complexe. Le rapport d'étape de la Task force sur la dette publique a déjà documenté en 2019 des montants importants de surfacturations et de travaux fictifs qui expliquent l'explosion de la dette intérieure.
Le gouvernement gabonais a mis en place plusieurs mesures pour atténuer cette situation. Cependant, il reste à voir si ces efforts seront suffisants pour réduire le stock de dette publique et promouvoir une trajectoire économique plus durable.

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