Ensemble, ils s’étaient opposés à ce que le Président se retire du Conseil supérieur de la magistrature, malgré une réforme jadis promise. De concert, ils ont passé sous silence les appels à candidatures pour les postes de direction, une mesure pourtant explicitement inscrite dans leur programme politique. La promesse d’abroger la loi d’amnistie n’a pas été tenue, cette législation étant restée inchangée.
Le partage des fonds politiques s’est déroulé sans aucune contestation de leur part, alors même que la mise en place d’un cadre réglementaire pour ces fonds ne requérait qu’une majorité à l’Assemblée nationale, une majorité qu’ils ont acquise peu de temps après leur prise de fonction.
Curieusement, ceux-là mêmes qui s’étaient abstenus de toute initiative de réforme durant l’alliance entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye affichent désormais un empressement remarquable pour des changements qu’ils auraient pu initier bien plus tôt.
L’Assemblée nationale, pilier de la République, mérite un traitement plus digne que de simples règlements de comptes, de postures politiques ou de mises en scène d’une prétendue rupture. Ces manœuvres ne sauraient en aucun cas effacer les responsabilités conjointes passées.

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