21 juillet 2026

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Paul kagame menace : le Rwanda prêt à toute riposte face à la menace m23

Dans un discours ferme prononcé jeudi 16 juillet 2026 devant les membres du Bureau politique du Front patriotique rwandais (FPR), le président rwandais Paul Kagame a lancé un avertissement sans ambiguïté aux forces qu’il considère hostiles à Kigali. Face aux tensions persistantes dans la région des Grands Lacs, il a réaffirmé la détermination du Rwanda à protéger sa sécurité et sa souveraineté, malgré les sanctions américaines visant certains de ses officiers et entreprises.

Un avertissement clair envers ceux qui menacent le Rwanda

S’exprimant devant l’instance dirigeante de son parti, Paul Kagame a dénoncé les tentatives, selon lui, de réduire le Rwanda au silence et de minimiser ses préoccupations sécuritaires. Il a comparé ces démarches à une volonté de le voir disparaître, une idée qu’il rejette catégoriquement. « Faire taire les gens sera plus difficile que ce que certains imaginent. Nous dire de nous taire équivaut à soutenir ceux qui veulent venir nous tuer » a-t-il déclaré, soulignant que la seule façon de le réduire au silence serait sa mort.

Le président a également mis en garde contre toute approche discriminatoire, affirmant que chaque vie humaine a la même valeur. « Rabaisser certains au profit d’autres n’est ni ma politique ni celle du FPR » a-t-il martelé. Il a reconnu la vulnérabilité du Rwanda, un pays de petite taille, mais a insisté sur l’inacceptabilité de toute velléité visant à remettre en cause son existence.

Le M23, un enjeu existentiel pour Kigali

Paul Kagame a abordé la question du mouvement M23, un groupe armé actif dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu en République démocratique du Congo (RDC). Les Nations unies et plusieurs pays occidentaux accusent le Rwanda de soutenir ce mouvement, ce que Kigali dément catégoriquement. Le président a estimé que les appels à « faire disparaître le M23 » visaient en réalité le Rwanda lui-même.

Il a prévenu : « Quand ils disent qu’ils feront disparaître le M23, ils veulent en réalité dire qu’ils feront disparaître le Rwanda. Je ne peux pas souhaiter cela, mais si cette situation devait se produire malgré mes efforts pour l’éviter, ils nous trouveront prêts ».

Un contexte régional toujours tendu

Cette déclaration intervient alors que la situation sécuritaire et humanitaire dans l’est de la RDC continue de se dégrader, malgré la multiplication des initiatives diplomatiques censées favoriser la paix. L’Accord de Washington, les réunions d’évaluation régulières et le processus de Doha, placé sous l’égide du Qatar, n’ont pas permis de rapprocher les positions de Kinshasa et de la rébellion du M23, soutenue selon l’ONU par Kigali.

L’étape de Montreux en Suisse, destinée à relancer le dialogue, n’a pas produit les résultats escomptés. Les engagements pris lors de cette phase de négociations restent largement lettre morte, tandis que les tensions dans d’autres régions du monde ont contribué à marginaliser ce dossier. Les appels au respect des engagements souscrits dans le cadre des différentes initiatives de paix peinent à se concrétiser.

Chaque partie interprète les accords à sa manière, rendant leur mise en œuvre incertaine et perpétuant un fossé entre les avancées diplomatiques et la réalité sur le terrain. Les négociations, bien que nombreuses, peinent à apporter une solution durable à une crise qui s’enlise.