18 juin 2026

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Plateforme de Marrakech : un engagement fort pour la sécurité collective africaine

  1. Défis géopolitiques et menace des conflits asymétriques
  2. Le modèle marocain : une doctrine souveraine et intégrale
  3. Dynamisme diplomatique et institutionnel
  4. Développement socioéconomique et diplomatie spirituelle
  5. Consolidation de la Plateforme de Marrakech et perspectives

Une conviction ancrée prévaut : la sécurité et la stabilité du continent africain sont indissociables de celles du Maroc. Cette vision dépasse le cadre de la sécurité traditionnelle pour épouser une stratégie globale mêlant renforcement institutionnel et coopération en matière de renseignement de qualité. Elle consacre Rabat comme un acteur régional efficace, apte à combler les failles de sécurité par lesquelles s’infiltrent les menaces transfrontalières.

Défis géopolitiques et menace des conflits asymétriques

Parallèlement à ce rôle moteur, les guerres asymétriques imposent une réalité complexe qui exige une veille permanente. Les organisations extrémistes exploitent les fractures politiques et la porosité des frontières dans le Sahel et le Sahara pour financer leurs activités et recruter. La coordination entre agences antiterroristes est cruciale ; l’unité des visions africaines devient indispensable face à l’alliance dangereuse entre groupes armés et réseaux criminels. Cette urgence s’accroît avec l’expansion de ces menaces dans le cyberespace et l’usage de technologies sophistiquées pour fragiliser la paix régionale.

Les défis géopolitiques actuels exigent une lecture fine, au-delà des descriptions simplistes. Les risques qui pèsent sur certains pays du continent appellent une réponse marocaine ancrée dans l’histoire, la géographie et les dynamiques politiques. Fort de cette orientation, le Maroc aide les pays africains à emprunter des voies de développement et de sécurité face aux tentatives d’infiltration, en proposant un modèle stratégique qui conjugue développement durable et vigilance sécuritaire.

Le modèle marocain : une doctrine souveraine et intégrale

La force de l’approche marocaine réside dans sa capacité à intégrer les dimensions sécuritaire, scientifique, spirituelle et de développement pour neutraliser les menaces avant leur expansion. Ainsi, la Plateforme de Marrakech devient un laboratoire stratégique pour élaborer une doctrine de sécurité africaine autonome. Rabat rejette les solutions de sécurité importées, qui ont échoué sur les terrains complexes du continent, et promeut un modèle continental reposant sur l’alliance entre renseignement de terrain, renforcement spirituel et développement humain intégral. L’engagement du Maroc découle de la certitude que l’Afrique est un continent auquel il appartient géographiquement, identitairement, politiquement et historiquement.

Dynamisme diplomatique et institutionnel

Dans ce cadre dynamique, l’action diplomatique s’inspire des hautes directives royales. Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, joue un rôle central dans la mise en œuvre de cette vision.

Bourita agit avec une grande habileté diplomatique pour traduire la vision royale en partenariats concrets, transformant la Plateforme de Marrakech d’un cadre de dialogue en un outil exécutif qui dépasse les protocoles classiques. Son travail constant donne un élan décisif à la diplomatie de sécurité marocaine grâce à une coordination continue avec les partenaires régionaux et internationaux, assurant que les axes sécuritaires soient alignés sur l’agenda de développement et de souveraineté des États africains. Cela consacre Rabat comme centre diplomatique africain capable de gérer les dossiers de sécurité les plus complexes avec perspicacité et rigueur, loin des agendas étrangers à la stabilité du continent.

L’approche marocaine en Afrique est un modèle unique qui associe la rigueur dans l’application de la loi à l’efficacité dans la gestion des crises, en s’appuyant sur l’expertise accumulée des organismes souverains marocains pour contrer les plans de sabotage et le terrorisme transfrontalier. Elle intègre les rôles de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST), de la Direction Générale de la Sécurité Nationale (DGSN), de la Gendarmerie Royale, des Forces Armées Royales, du Bureau Central des Investigations Judiciaires (BCIJ), de la Direction Générale des Études et Documentation (DGED) et du corps diplomatique.

Développement socioéconomique et diplomatie spirituelle

La pensée stratégique marocaine intègre la durabilité de la stabilité avec la nécessité de doter les États africains de bases économiques offrant à leurs populations des alternatives réelles. Les grands projets, comme les gazoducs et les initiatives atlantiques visant à faciliter l’accès des pays du Sahel à l’océan, s’articulent avec les efforts de sécurité pour former un bloc solide de stabilité stratégique.

La dimension spirituelle et formative se distingue comme un outil de soft power à long terme pour immuniser les sociétés africaines contre l’extrémisme. L’institution de l’Imarat al-Mu’minin joue un rôle essentiel dans la protection de l’espace religieux et la promotion des valeurs de modération. Les institutions religieuses marocaines, sous l’égide de la Fondation Mohammed VI des Savants Africains, contribuent à former des cadres africains capables de démanteler les discours radicaux en s’appuyant sur un islam modéré, marque de fabrique de l’expérience marocaine.

Consolidation de la Plateforme de Marrakech et perspectives

Le succès de la Plateforme de Marrakech dans l’établissement des bases de cette doctrine permet de réduire les marges de manœuvre des puissances extérieures qui cherchent à déstabiliser l’équilibre continental. Le Maroc pose les fondations d’un édifice de sécurité africaine où la stabilité relève d’un engagement national et souverain assumé par les États africains eux-mêmes.

Lancée en 2022, la Plateforme a réuni des chefs d’agences antiterroristes d’Afrique, confirmant la continuité de cette démarche à travers les sessions de Marrakech (2022), Tanger (2023), Fès (2024) et Agadir (2025). Ces rencontres sont devenues un rendez-vous incontournable pour échanger des expériences et renforcer la coopération régionale.

Ainsi, le Maroc demeure la boussole du continent vers un avenir sûr, prospère et indépendant, traduisant les initiatives marocaines en réalisations tangibles qui protègent la souveraineté des États africains et leurs intérêts supérieurs face aux menaces asymétriques croissantes, tout en intégrant la dimension atlantique comme un corridor sûr pour l’intégration économique et un rempart contre la déstabilisation.